Le gouvernement chinois a suggéré ce 3 juillet au Canada de ne pas être «naïf», concernant le sort de ses compatriotes emprisonnés en Chine qui aurait été abordé lors du sommet Xi-Trump.

«Je suis convaincu que le président (américain) Trump a soulevé la question des Canadiens détenus en Chine» lors de sa rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping lors du sommet du G20 au Japon, a déclaré Justin Trudeau.

«Il ne faut pas être naïf et penser que de soi-disant alliés peuvent véritablement s’impliquer dans des affaires qui ne sont pas les leurs», a réagi lors d’un point presse régulier Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Beijing et Ottawa sont en plein conflit diplomatique, depuis l’arrestation le 1er décembre de Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei. Cette arrestation fait suite à la demande des Etats-Unis, qui la soupçonnent d’avoir contourné les sanctions américaines visant l’Iran.

Le gouvernement chinois a arrêté le 10 décembre l’ex-diplomate canadien Michael Kovrig et le consultant Michael Spavor, soupçonné d’espionnage. Deux autres canadiens ont été ondamné à mort pour trafic de drogue.

Beijing a assuré que ces cas sont sans lien avec l’affaire Huawei. «La Chine est un Etat de droit et ses institutions judiciaires traitent les affaires de manière indépendante conformément à la loi», a déclaré le 3 juillet, Geng Shuang.

En mai, Donald Trump a assuré à Justin Trudeau le soutien des Etats-Unis dans les efforts du Canada pour obtenir la libération de ses ressortissants retenus en Chine. Lors de leur entretien en marge du sommet du G20, le président américain et Xi Jinping ont convenus de relancer les négociations commerciales.