Le chef de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a rejeté les revendications de la Russie et de la Chine sur l’arrêt du processus d’élargissement.

Jens Stoltenberg a qualifié la déclaration conjointe de la Russie et de la Chine de « tentative de priver les nations souveraines du droit de faire leurs propres choix », lors d’une conférence de presse conjointe avec le président polonais Andrzej Duda.

Les remarques de Jens Stoltenberg sont intervenues après que la Chine a rejoint la Russie pour la première fois en s’opposant à « un nouvel élargissement de l’OTAN » et a exhorté l’alliance militaire dans une déclaration conjointe à « abandonner son approche idéologisée de la guerre froide ».

Il a souligné que chaque pays a le droit de « faire partie d’une alliance ou non » en vertu du droit international, et a souligné que « la politique de la porte ouverte de l’OTAN a été un succès historique, répandant la liberté et la sécurité dans toute l’Europe ».

Le chef de l’OTAN a expliqué qu’ils avaient discuté du renforcement militaire massif de la Russie en Ukraine et autour de l’Ukraine avec le président polonais lors de leur rencontre.

Jens Stoltenberg a déclaré que l’OTAN s’attend à ce que 30 000 soldats russes soient déployés en Biélorussie en plus des 100 000 soldats qui s’étaient amassés en Ukraine et autour de l’Ukraine avec des capacités habilitantes, telles que des unités médicales, le contrôle aérien et la logistique.

Il a ajouté que la Russie avait reprogrammé son exercice annuel des forces nucléaires, avertissant que « l’OTAN doit rester vigilante et prête » puisque la Russie a déjà utilisé « des exercices militaires auparavant comme couverture pour des actions agressives ».

Il a remercié les États-Unis et les autres alliés de l’OTAN pour le renforcement de leur présence sur le flanc est et a déclaré que l’alliance militaire envisageait de déployer des troupes supplémentaires dans la partie sud-est de son territoire.

Ce dernier a assuré que l’OTAN est prête à mener un dialogue de bonne foi avec la Russie et que l’objectif principal est de trouver une solution politique au conflit. D’ailleurs, l’OTAN a commencé à accroître sa présence en Europe de l’Est après l’annexion illégale de la Crimée par la Russie en 2014.

Les États-Unis ont annoncé la semaine dernière le déplacement de 3 000 soldats en Allemagne, en Pologne et en Roumanie pour renforcer les positions de défense sur le flanc est de l’OTAN face à la menace russe d’envahir l’Ukraine.

Le Danemark, l’Espagne et les Pays-Bas ont récemment décidé d’envoyer davantage de forces aériennes et navales dans la région de la Baltique et de la mer Noire.