Le consulat général de Chine à New York a appelé les ressortissants chinois, habitants ou visitant New York, à une vigilance accrue en raison d’une augmentation des attaques visant les Asiatiques aux États-Unis.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, une tendance croissante à la discrimination raciale envers les personnes d’origine asiatique a été observée. Récemment, un vaste mouvement de contestation s’est soulevé sous le hashtag #StopAsianHate aux Etats-Unis, puis dans d’autres pays dont la France.

Selon des experts, les propos diffamatoires de politiciens américains accusant la Chine d’être responsable de la pandémie de Covid-19 et la détérioration des relations entre la Chine et les Etats-Unis ont joué un rôle dans la montée des discriminations.

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L’appel à la vigilance du consulat a été publié sur son site officiel après plusieurs incidents de discrimination et de violence en ligne et dans la rue. Le dernier incident en date a été signalé à San Francisco. Des gens ont appelé à «gifler un Asiatique». Ce «défi», appelant à attaquer des membres des communautés asiatiques dans les transports publics, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux américains.

La police de la région de la baie de San Francisco a déclaré avoir lancé une alerte, tout en précisant qu’elle «n’avait pas entendu parler de la survenue de tels incidents», a rapporté le 27 mars la chaîne de télévision locale ABC7 NEWS.

Dans son appel à la vigilance, le consulat général a également rappelé la fusillade du 16 mars qui a tué huit personnes, dont six Asiatiques, dans des salons de massage de la région d’Atlanta. Il a conseillé aux Américains d’origine asiatique de renforcer leurs précautions, car de plus en plus d’activités criminelles ciblent leurs communautés.

«Dans une certaine mesure, les Américains d’origine asiatique sont aujourd’hui le groupe minoritaire le plus maltraité et le plus « invisible » aux États-Unis, ils ne bénéficient pas de politiques préférentielles comme les Afro-Américains, mais la discrimination dont ils font l’objet n’est pas moindre», a expliqué Yuan Zheng, directeur adjoint de l’Institut d’études américaines de l’Académie chinoise des sciences sociales.

Ce dernier a expliqué au Global Times que la détérioration des liens bilatéraux et la «manipulation politique de certains Occidentaux sont responsables de cette terreur raciste».

En désignant la Chine comme étant à l’origine de la pandémie de Covid-19 pour «couvrir son propre échec, l’ancien président américain Donald Trump fait sans aucun doute partie de ceux qui sont coupables d’avoir encouragé des actes de haine envers les communautés chinoises aux États-Unis».

Une vidéo filmée à New York montre un rassemblement de plusieurs centaines de personnes devant la bibliothèque publique de Queens avec des pancartes portant les slogans «Non à la terreur visant les Asiatiques!» et «Hystérie antichinoise, fabriquée à Washington».

Selon un rapport récemment publié par Stop AAPI Hate, une organisation qui se consacre au suivi des discriminations visant les Asiatiques aux États-Unis, au moins 500 incidents de haine raciale ont été signalés au cours des deux derniers mois, avec un total de 3 795 plaintes déposées depuis l’année dernière. Les Américains d’origine chinoise étaient visés dans la plupart des attaques, avec 42,2% à eux seuls, a rapporté CNN.