Le gouvernement de Hong Kong est «vraiment sincère dans sa volonté d’initier une plateforme de dialogue avec tous les membres du public, y compris les manifestants» , a affirmé, Carrie Lam, cheffe de l’exécutif de Hong Kong, lors d’un point presse.

Cette dernière a déclaré que certains groupes avaient montré leur volonté de communiquer avec le gouvernement, ajoutant que le dialogue était en cours. «La violence n’aide pas à résoudre les problèmes de la société», a-t-elle indiqué.

Carrie Lam a promit de multiplier les dialogues avec des personnes de différents horizons et ayant des opinions différentes pour résoudre le «fond» du problème. «Pour aller de l’avant et remédier à la fracture sociale, davantage de discussions sont nécessaires. Nous nous préparons à nous rendre dans les communautés pour discuter directement avec les gens», a-t-elle souligné.

«La violence doit cesser», a déclaré celle qui concentre la colère des manifestants, assurant que la première priorité pour Hong Kong était de rétablir la paix et l’ordre au plus vite.

Elle a exhorté « tout le monde à se lever et à dire non à la violence », et a demandé aux manifestants radicaux d’arrêter de détruire les infrastructures, qui ont – d’après l’agence de presse Xinhua – nécessité plusieurs générations de la population de Hong Kong pour être établis.

Xu Qinduo, membre de l’Institut Pangoal, a déclaré à CGTN que l’objectif ultime de Carrie Lam était de nouer le dialogue avec le public, de discuter avec les manifestants et de chercher des moyens de mettre fin à la violence.

«Il ne s’agit pas de mettre fin à la manifestation ou de faire taire les différentes opinions qui s’opposent au gouvernement. Il s’agit de mettre fin à la violence et au vandalisme», a indiqué ce dernier.

Concernant la présence des manifestants devant le consulat des États-Unis à Hong Kong et l’appel au Congrès américain d’adopter un projet de loi relatif à Hong Kong, Carrie Lam a déclaré que « le gouvernement de la RAS n’avait jamais reconnu d’ingérence étrangère dans ses propres affaires, appelant les États-Unis au respect et à laisser Hong Kong gérer ses propres affaires ».

«Hong Kong est une région administrative spéciale de la République populaire de Chine», a-t-elle réitéré, affirmant que toute intervention étrangère serait inacceptable. Cependant, le projet de « Loi sur les droits de l’Homme et la démocratie à Hong Kong (Hong Kong Human Rights and Democracy Act) » a été réintroduit par les États-Unis en juin.