La Chine et le Japon ont un différend territorial sur les îles Senkaku qu’administre Tokyo, mais revendiquées par la Chine sous le nom de Diaoyu.

Le Japon a accusé le 21 juin 2022 la Chine d’avoir envoyé des navires dans ses eaux territoriales au large des îles contestées de Senkaku en mer de Chine orientale.

L’agence de presse officielle japonaise NHK a rapporté que deux navires du gouvernement chinois étaient entrés dans les eaux territoriales du pays près des îles Senkaku, selon des responsables japonais des garde-côtes.

Ces responsables japonais ont ajouté que les deux navires chinois étaient entrés dans les eaux au large de l’île de Yotsuri vers 04h10 mardi (19h10 GMT lundi). Ils ont expliqué que les deux navires « ont tenté d’approcher un bateau de pêche japonais dans la zone ».

Les patrouilles des garde-côtes japonais ont demandé aux deux navires chinois de « quitter immédiatement les eaux territoriales », situées en mer de Chine orientale, selon l’agence de presse Anadolu.

Selon NHK, des navires chinois entrent sur les eaux de ces îles pour la 11ème fois depuis le début de cette année 2022.

Le 20 juin, le ministère japonais des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que Pékin avait « construit une nouvelle installation de gisement de gaz dans une zone contestée de la mer de Chine orientale », malgré les appels répétés de Tokyo à la Chine pour qu’elle arrête son programme unilatéral de développement des ressources.

Tokyo a déposé une protestation auprès de l’ambassade de Chine, exhortant la Chine à « arrêter son programme unilatéral ».

La Chine et le Japon se sont mis d’accord en 2008 de développer conjointement des gisements de gaz dans la région, mais les négociations ont été suspendues en 2010 après l’escalade des tensions bilatérales, et notamment après la collision d’un navire de pêche chinois avec un navire des garde-côtes japonais, selon l’agence de presse locale Kyodo.

De son côté, la Chine a exhorté le Japon « à ne pas se mêler du développement par Pékin des champs de gaz en mer de Chine orientale, affirmant qu’une telle décision avait été effectuée dans la juridiction du pays ».

« La Chine a mené le développement du pétrole et du gaz dans des eaux incontestées sous la juridiction chinoise dans la mer de Chine orientale », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Wang Wenbin, ce 21 juin.

Ce dernier a indiqué que « le Japon ne devrait pas faire de remarques irresponsables ». Selon, la diplomatie japonaise, la nouvelle installation de forage est située du côté chinois d’une ligne médiane proposée à Tokyo séparant les zones économiques exclusives des deux pays dans la mer.