« La situation de la propagation du COVID-19 dans le monde peut être caractérisée comme une pandémie », a annoncé le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lors d’un point de presse à Genève.

« L’OMS a évalué cette épidémie 24 heures sur 24 et nous sommes profondément préoccupés tant par les niveaux alarmants de propagation et de gravité que par les niveaux alarmants d’inaction », a indiqué le chef de l’OMS.

D’après le dernier bilan, plus de 118.000 cas d’infection ont été confirmés dans 114 pays et régions, et 4.291 personnes ont perdu la vie.

« Nous avons donc estimé que le COVID-19 peut être qualifié de pandémie », a-t-il dit, ajoutant que le mot « pandémie » n’est pas à utiliser à la légère.

« C’est un mot qui, s’il est mal utilisé, peut susciter une crainte déraisonnable, ou une acceptation injustifiée que le combat est terminé, entraînant des souffrances et des morts inutiles », a-t-il expliqué.

Tedros Adhanom Ghebreyesus s’est dit profondément inquiet face aux « niveaux alarmants d’inaction » de la communauté internationale alors que les niveaux de propagation de l’épidémie sont « alarmants ».

« Si les pays détectent, testent, traitent, isolent, tracent et mobilisent leur population dans la riposte, ceux qui ont une poignée de cas peuvent empêcher que ces cas ne deviennent des foyers, et que ces foyers ne deviennent une transmission communautaire », a affirmé ce dernier.

Les responsables de l’agence onusienne assurent que même les pays ayant une transmission communautaire ou de grands foyers peuvent renverser la tendance sur ce coronavirus. « Plusieurs pays ont démontré que ce virus peut être supprimé et contrôlé », a-t-il souligné.

Pour lui, le défi pour de nombreux pays n’est pas de savoir s’ils peuvent faire la même chose, mais s’ils le feront. « Chaque secteur et chaque individu doit donc être impliqué dans la lutte », a indiqué le chef de l’OMS.