Après le voyage du président français Emmanuel Macron en Afrique, se posant en alternative à la Chine, ce sont les Etats-Unis qui veulent aussi proposer une alternative à la Chine en Afrique, voire un contre-modèle plus avantageux pour les pays sub-sahariens.

Des contrats et des partenariats vont être signé entre Washington et l’Ouganda, le Rwanda, la RDC et le Cameroun. D’ailleurs, le sous-secrétaire d’Etat en charge des questions africaines, Tibor Nagy, en visite dans ces pays, a déclaré à Kinshasa, qu’«il ne s’agit pas de remplacer les Chinois mais je pense que l’Afrique devrait avoir l’occasion de choisir (ses partenaires)».

Ce dernier répondait à une question lors d’une conférence de presse dans la capitale congolaise. «Le modèle chinois c’est : vous apportez un contrat, vous signez, et nous, les pays africains, nous devons à la société cinq milliards de dollars», a-t-il commenté.

Ce dernier a assuré qu’il «il existe un autre modèle qui s’appelle financement en fonds propres (« equity financing »), qui ne creuse pas la dette du pays». Ancien diplomate et universitaire, Tibor Nagy, a estimé que les entreprises américaines «amèneront des jobs, l’emploi, car elles n’apportent pas leurs propres employés pour n’importe quel emploi un tant soit peu qualifié», ce qui n’est pas le cas selon lui de la Chine.