A la veille du Forum de coopération sino-africain les 3 et 4 septembre, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a estimé lors d’une interview devant plusieurs médias chinois que « la coopération sino-africaine était fondamentale pour le succès de l’Afrique ».

« Je suis convaincu que le succès du monde en matière de développement et de paix dépend du succès de l’Afrique et que la coopération de la Chine avec l’Afrique est fondamentale pour le succès de l’Afrique », a indiqué ce dernier.

Le chef de l’ONU a salué le fait que « cette coopération n’était pas seulement économique, mais constituait également un moyen important pour améliorer les modèles de développement de la planète, la gouvernance mondiale et un développement sain de la mondialisation économique ».

Concernant le prochain sommet du FOCAC, placé sous le thème: « Chine et Afrique : vers une communauté de destin encore plus solide via une coopération gagnant-gagnant », Antonio Guterres a indiqué que cette coopération « est conforme à l’Agenda 2063 de l’Afrique et à l’Agenda 2030 pour le développement durable convenu par tous les pays membres des Nations Unies ».

De son côté, Ahunna Eziakonwa, administratrice assistante et directrice du bureau régional pour l’Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a indiqué que « le partenariat sino-africain catalyse le développement durable ».

Selon elle, la coopération mutuellement bénéfique entre l’Afrique et la Chine « placera l’Afrique sur la voie du développement durable ». L’experte a évoqué plusieurs projets d’infrastructures développés par les chinois en Afrique, comme le chemin de fer reliant l’Ethiopie à Djibouti, celui reliant Mombasa à Nairobi au Kenya, les centrales hydroélectriques en Ouganda.

« L’Afrique a reçu l’aide de nombreux pays, mais c’est avec la Chine que sa croissance a explosé », a-t-elle expliqué lors d’une interview à l’agence de presse, Xinhua, ajoutant que « l’expérience chinoise en matière de développement est pertinente pour l’Afrique ».

Pour elle, « les investissements chinois en Afrique, notamment dans les infrastructures, avaient fait renaître l’espoir dans la région« , d’ailleurs lors du FOCAC de 2015 en Afrique du Sud, la Chine et les pays africains avaient signé un accord sur dix grands projets de coopéation.

Dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route« , l’Afrique peut coopérer avec la Chine pour « exploiter (…) le développement des infrastructures dans des domaines tels que les routes, les chemins de fer, l’eau, les télécommunications et l’énergie afin de renforcer la connectivité et l’intégration régionales« , a-t-elle souligné.

Cependant, cette dernière a préconisé que « l’initiative prenne en considération les priorités de développement national de chaque pays africain ».