D’après le ministre des affaires étrangères, Wang Yi, il y a trois raisons expliquant pourquoi les ministres chinois des affaires étrangères successifs se rendent en Afrique lors de leur première visite à l’étranger.

Ministre des affaires étrangères, Wang Yi

Depuis 30 ans, ces visites sont une « tradition constituant une pratique unique dans la diplomatie internationale » et « la Chine est restée fidèle à son aspiration initiale ». Ce dernier a expliqué que « cela est basé sur les sentiments spéciaux d’amitié de génération en génération entre la Chine et l’Afrique, partageant bonheurs et malheurs ».

Dans un premier temps, le ministre a évoqué l’histoire des relations sino-africaines, rappelant que « les deux parties s’étaient battues côte à côte pour l’indépendance et la libération nationales, partageant bonheurs et malheurs, se soutenant mutuellement, formant une amitié fraternelle et devenant de bons et loyaux amis ».

« Au cours de la période de développement et de construction, nous nous sommes réunis à nouveau et avons fait des progrès main dans la main, devenant de bons partenaires dans la poursuite de progrès mutuellement bénéfiques et gagnant-gagnant », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au Zimbabwe.

D’après le diplomate, « l’amitié sino-africaine s’est renforcée » au cours des décennies, permettant au « flambeau » d’être « passé de génération en génération. Les relations sino-africaines ont résisté à l’épreuve du temps, éliminé le tumulte et sont devenues un modèle exemplaire de relations internationales et de coopération Sud-Sud ».

Il a ensuite souligné « la tradition basée sur des besoins réalistes pour approfondir la coopération et le développement commun entre la Chine et l’Afrique ». « Nous sommes des partenaires naturels avec des avantages complémentaires et avons un espace et un potentiel de coopération illimités », a-t-il déclaré.

Enfin, Wang Yi a expliqué que la principale mission des échanges entre les deux parties est « de renforcer la coopération internationale et de préserver les intérêts communs de la Chine et de l’Afrique ».

Pour lui, « il est urgent de renforcer la communication et la coordination sino-africaines, de démontrer le pouvoir de la solidarité et de générer une voix unique pour préserver les droits légitimes des peuples chinois et africains dans le but de s’opposer à l’ingérence extérieure, de poursuivre l’équité et la justice et d’obtenir une vie meilleure ».