La Grande-Bretagne a appelé ce 19 décembre la Chine à ouvrir le dialogue avec les manifestants à Hong Kong et à respecter les engagements pris via le traité signé le 19 décembre 1984 pendant 50 ans après sa rétrocession à la Chine, en 1997.

 

« Hong Kong connaît sa plus grande période de trouble depuis sa rétrocession. L’accord entre le Royaume-Uni et la Chine établit clairement que le haut degré d’autonomie, les droits et les libertés de Hong Kong resteront inchangés pendant 50 ans », a déclaré le chef de la diplomatie britannique, Dominic Raab.

Le secrétaire au Foreign Office a assuré que « le seul moyen de garantir la prospérité et la stabilité de Hong Kong dans le futur est de respecter cela et de répondre aux préoccupations légitimes de la population de Hong Kong à travers un dialogue politique significatif ».

Débuté en signe de rejet d’un projet de loi – retiré depuis – facilitant les extraditions vers la Chine continentale, le mouvement de contestation s’est élargi à plusieurs revendications, dont le suffrage universel direct.

Une partie des habitants hongkongais craignent de voir la Chine raffermir son influence et saper les libertés garanties par le statut spécial de la ville en vertu du principe « un pays, deux systèmes ».

Pékin dément toute ingérence dans les affaires de Hong Kong, condamne les violences survenues durant les six mois de contestation et accuse des gouvernements étrangers, notamment les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, de nourrir l’agitation. (Stephen Addison; version française Jean Terzian)