L’Union européenne a dénoncé le 11 mars la réforme du système électoral de Hong Kong imposée par la Chine et a menacé Beijing de « prendre des mesures supplémentaires » contre cette violation du principe « un pays, deux systèmes » dans une déclaration du chef de la diplomatie, Josep Borrell.

« La décision prise aujourd’hui constitue une nouvelle violation du principe ‘un pays, deux systèmes’ (…) L’Union européenne envisagera de prendre des mesures supplémentaires », a avertit Josep Borrell dans une déclaration publiée au nom des 27 membres de l’UE.

L’Assemblée nationale populaire (APN, parlement chinois) a approuvé le 11 mars à la quasi-unanimité une réforme du système électoral à Hong Kong, donnant à la Chine un droit de veto sur les candidats de l’opposition militant pour la démocratie aux élections législatives.

Cette décision « aura un impact significatif sur la responsabilité démocratique et le pluralisme politique à Hong Kong », a dénoncé l’UE. Bruxelles « appelle les autorités chinoises et hongkongaises à rétablir la confiance dans le processus démocratique de Hong Kong et à mettre fin à la persécution de ceux qui défendent les valeurs démocratiques ».

« A la lumière de cette toute récente décision, l’Union européenne envisagera de prendre des mesures supplémentaires et accordera une attention accrue à la situation à Hong Kong dans le cadre des relations globales entre l’Union européenne et la Chine », a précisé la déclaration.

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE se réunissent le 22 mars pour préparer le sommet européen des 25 et 26 mars au cours duquel les dirigeants européens doivent arrêter leur stratégie vis à vis de la Chine.

L’UE tente en vain depuis des mois de peser pour contraindre la Chine à respecter le principe « un pays deux système » et faire cesser la répression contre l’opposition pro-démocratie à Hong Kong.