La construction d’un nouveau brise-glace polaire a officiellement commencé le 20 décembre 2016, dans le but d’établir une flotte avec le Xuelong.

La Chine possède le brise-glace Xuelong, construit en 1993 et racheté à une compagnie ukrainienne. Ce navire est actuellement en train d’effectuer sa 33ème expédition en Antarctique.

La construction de ce nouveau brise-glace polaire est le premier produit par la Chine, avec des matériaux locaux et des techniques et savoir « Made by China« . Il devrait être achevé en 2019, avec une hauteur de 7,85 mètres, pouvant tirer 13 990 tonnes d’eau.

Le nouveau bâtiment sera long de 122,5 mètres et large de 22,3 mètres, pour une vitesse  située entre 12 et 15 nœuds, couvrant une portée de 20 000 milles marins. Il pourra accueillir jusqu’à 90 membres d’équipage et pourra naviguer à 2 ou 3 nœuds sur une épaisseur de 1,5 m de glace et 0,2 m de neige.

Pour Lin Shanqing, directeur adjoint de l’Administration océanique d’Etat, « la construction du premier brise-glace arctique de la Chine est un grand pas en avant pour la recherche polaire du pays ».

De son côté, Vassili Kachine, expert militaire russe interrogé par Sputnik News, « ce projet s’inscrit dans le contexte des ambitions chinoises en tant que puissance mondiale, de la croissance de la géographie des itinéraires maritimes utilisés par la flotte chinoise et de l’attention prêtée aux ressources des régions polaires ».

Les autorités souhaitent construire une flotte, car les recherches en Arctique et Antarctique « sont importantes pour plusieurs sciences liées aux études de l’environnement et peuvent avoir des effets économiques significatifs. La Chine est très active dans ce domaine et possède quatre stations de recherches en Antarctique, dont deux sont utilisées toute l’année », a expliqué l’expert russe.

En effet, le continent antarctique recèle de minerais riches en fer, charbons, métaux non ferreux, pétroles, gaz naturels, et d’autres ressources biologiques. Raison pour lesquelles, dès octobre 1984, le président Deng Xiaoping lance la construction de la station Changcheng.

De son côté, Lin Shanqing a indiqué que « les intentions actuelles du pays, la construction d’une nouvelle station scientifique et les projets pour étudier le pôle Nord, poussent la Chine à construire un tout nouveau brise-glace ».

D’autant que « l’exploration polaire de Chine est passée de l’étude générale à la recherche de l’environnement climatique en corrélation avec le développement durable du pays », précise le site ChinaPictorial.