Le premier ministre malaisien Mahathir Mohamad, en visite en Chine, a demandé l’aide de la Chine afin de résoudre les problèmes financiers de la Malaisie, souhaitant aussi renégocier des accords bilatéraux jugés déséquilibrés.

Le dirigeant, élu en mai, proteste contre une série d’accords signés entre des entreprises publiques chinoises et l’administration de son prédécesseur Najib Razak, condamné pour corruption.

L’ex-premier ministre malaisien Najib Razak est accusé par ses détracteurs d’avoir signé avec la Chine des accords opaques et surtout désavantageux pour son pays, notamment sur les taux de prêts.

Raison pour laquelle, le gouvernement de Mahathir Mohamad a fait suspendre près de 22 milliards de dollars (18,9 mds €) de projets soutenus par la Chine en Malaisie, dont la ligne de chemin de fer entre la frontière thaïlandaise et Kuala Lumpur.

Le nouveau premier ministre a promis d’évoquer la question avec les dirigeants chinois lors de son voyage, assurant lors d’une conférence de presse aux côtés de son homologue chinois Li Keqiang, être « persuadé que la Chine examinera avec bienveillance les problèmes que nous avons à résoudre, et peut-être nous aidera à régler certains de nos problèmes budgétaires internes ».

Mahathir Mohamad a indiqué la semaine dernière qu’il chercherait à annuler ou modifier certains projets, ainsi que réduire la dette de son pays, qui s’élève à environ 250 milliards de dollars (215 mds €).

Ce dernier tient à renégocier ces contrats, tout en renforçant ses liens économiques avec la Chine, qui reste le premier partenaire commercial de la Malaisie. Le Premier ministre a notamment rencontré à Hangzhou, Jack Ma, le fondateur du géant mondial du commerce en ligne Alibaba.