Le conseiller à la sécurité nationale à la Maison-Blanche, John Bolton a accusé la Chine de s’immiscer dans les élections américaines.

Dans un tweet, le président américain Donald Trump, a accusé : «Tous ces idiots qui se focalisent sur la Russie devraient commencer à regarder dans une autre direction, la Chine».

John Bolton a assuré sur la chaîne ABC la Chine que «c’est une menace suffisante pour la sécurité nationale des États-Unis -l’ingérence de la Chine, l’ingérence de l’Iran, l’ingérence de la Corée du Nord- pour que nous prenions des mesures pour tenter de la contrer», ajoutant que «ce sont donc quatre pays, en fait».

Interrogé sur la façon dont ces pays, notamment la Chine, tenteraient d’influencer les élections américaines, John Bolton a dit ne pas vouloir «rentrer dans les (détails) de ce que j’ai vu ou pas. Mais je peux vous dire que pour les élections législatives de 2018, ce sont les quatre pays qui nous préoccupent le plus».

Le China Internet Information Center a souligné sur son site internet que le dernier tweet de Donald Trump, relayé par les médias occidentaux, visait à «détourner l’attention du public américain des enquêtes en cours sur lui-même et la Russie grâce à ces récentes allégations sur une implication chinoise».

Pour les médias chinois, «il serait difficile pour Washington de lancer une enquête sur l’implication de la Chine dans les élections de 2016».

Pour certains analystes, cités par le CIIC, Donald Trump «essaie de façonner l’opinion états-unienne pour que tout le monde considère la Chine en tant que grand rival. Si les Américains augmentent leur vigilance à l’égard de la Chine à un niveau plus élevé que leur hostilité à l’égard de la Russie, il serait alors dans l’intérêt du président Trump d’abandonner cette nouvelle stratégie nationale».

Le centre a assuré qu’«il est difficile de distinguer si la Chine et les Etats-Unis sont sur le même bateau ou à bord de navires distincts. La nature d’une confrontation sino-américaine est un pari en soi : si les Etats-Unis détruisent le bateau de la mondialisation, ils se noieraient en premier».