La Commission des affaires politiques et juridiques du PCC a appelé ce 29 novembre à  « réprimer » les « activités d’infiltration et de sabotage par des forces hostiles », deux jours après des manifestations contre la politique zéro covid du gouvernement.

La Commission, qui supervise les forces de l’ordre dans toute la Chine, a estimé que « les organes politiques et juridiques doivent rapidement draguer et résoudre les conflits et les différends pour aider à résoudre les difficultés pratiques des gens ».

Lire aussi : Manifestations en Chine contre la politique zéro-Covid

Ils doivent aussi « réprimer résolument les activités d’infiltration et de sabotage par des forces hostiles et les actes illégaux et criminels qui perturbent l’ordre social, conformément à la loi, et maintenir sérieusement la la stabilité sociale, a promis lundi une réunion clé de l’organe des affaires politiques et juridiques du Parti communiste chinois (PCC) ».

Selon le Global Times, la Commission a également demandé aux organes politiques et juridiques « d’être clairs sur les dangers potentiels et de renforcer l’esprit combatif, d’accélérer l’édification d’une Chine plus sûre et d’une Chine régie par l’État de droit à un niveau supérieur, et de garantir la voie chinoise vers la modernisation avec la modernisation de travail politique et juridique ».

A Pékin, la Commission nationale de la santé s’est engagée à « accélérer la hausse du taux de vaccination des personnes âgées de plus de 80 ans et à continuer d’augmenter le taux de vaccination des personnes âgées de 60 à 79 ans ».

Le taux insuffisant de vaccination en Chine, notamment chez les plus âgés, est l’un des arguments mis en avant par le gouvernement pour justifier sa politique sanitaire basée sur des confinements à répétition, quarantaines à l’arrivée de l’étranger et tests quasi-quotidien pour la population.

De son côté, un porte-parole de la Commission nationale de la santé (CNS) de la Chine a déclaré que les autorités feraient de leur mieux pour réduire les désagréments causés par l’épidémie de COVID-19 à la population.

« Les gouvernements locaux font des efforts importants pour prévenir et contrôler l’épidémie », a indiqué Mi Feng, porte-parole de la CNS. Selon lui, des efforts doivent également être déployés pour identifier de manière précise les zones à risque sur la base de tests d’acide nucléique et d’enquêtes épidémiologiques, alors que la gestion en confinement pour le contrôle de l’épidémie devrait être imposée et levée le plus rapidement possible, afin de réduire les désagréments causés par l’épidémie à la population.

Le porte-parole a également mis l’accent sur la classification et le traitement scientifiques des malades atteints de la COVID-19, ainsi que sur le traitement et les soins appropriés aux enfants, aux personnes âgées et aux patients souffrant de maladies sous-jacentes.

« Il faut continuellement rectifier les mesures de contrôle excessives, et prendre en compte et traiter en temps opportun les demandes raisonnables de la population », a-t-il ajouté.

En vigueur depuis bientôt trois ans, la politique « zéro covid » a été la cible de manifestations les 26 et 27 novembre dans plusieurs grandes villes de Chine. Certains Chinois sont lassés par le système politique, comme l’ont montré les slogans scandés par la foule, certains exigeant la démission du président Xi Jinping et le départ du Parti communiste au pouvoir.

L’élément déclencheur de ce mouvement de contestation est un incendie mortel la semaine dernière à Urumqi, capitale de la région du Xinjiang (Nord-Ouest). Les restrictions sanitaires sont accusées d’avoir empêché le travail des secours, ce qu’ont démenti les autorités.