Le 6 août, des milliers de policiers chinois ont participé à un exercice anti-émeutes à Shenzhen, située non loin de Hong Kong. Cette opération a été perçue comme un nouvel avertissement du pouvoir central aux manifestants pro-démocratie.

Après les exercices de l’Armée Populaire de Libération à Hong Kong, cette fois-ci les images montrent des policiers casqués aux prises avec de faux «manifestants» équipés de casques de chantier et de masques respiratoires.

Alors que les faux «contestataires» s’attaquent aux policiers à l’aide de longs bâtons, ces derniers les repoussent à l’aide de leurs boucliers, tout en tirant des gaz lacrymogènes.

L’exercice s’est déroulé le 6 août à Shenzhen était largement commenté sur les réseaux sociaux, après la diffusion d’une vidéo de l’événement montrant des similitudes avec les manifestations à Hong Kong.

«Toutes les forces de police de Shenzhen sont toujours prêtes !», proclame la police locale dans un texte diffusé sur les réseaux sociaux. Celui-ci précise que 12 000 policiers ont participé à l’exercice.

L’objectif de cet exercice est d’assurer la sécurité de Shenzhen à l’approche des célébrations du 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, le 1er octobre. La semaine dernière, l’armée a diffusé une vidéo montrant ses soldats occupés à réprimer une émeute à Hong Kong.

L’armée chinoise, qui dispose d’une garnison de plusieurs milliers d’hommes à Hong Kong, mais elle ne doit pas se mêler des affaires du territoire. Toutefois, le commandant de la garnison a rappelé que la loi l’autorisait à intervenir pour rétablir l’ordre, sur demande des autorités locales.