Le nouvel ambassadeur chinois à l’Organisation des Nations Unies à Genève a annoncé avoir invité la Haut-Commissaire aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, à venir visiter la région du Xinjiang.

En mars, la Haut-Commissaire Michelle Bachelet avait assuré attendre le « feu vert » des autorités chinoises pour un « accès total » à cette région, qui fait face à des tensions entre la majorité musulmane et la minorité han.

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, l’islamisme et le séparatisme, le gouvernement chinois a renforcé les mesures de surveillance, et a ouvert des « centres de formation professionnelle » pour les personnes soupçonnées de radicalisation islamiste.

Lors d’une conférence de presse à Genève, l’ambassadeur Chen Xu a rappelé que son gouvernement démentait l’existence de camps, réitérant qu’il s’agit de « formation professionnelle » destinée notamment aux jeunes exposés à des idéologies « extrémistes ».

« Voir c’est croire », a déclaré M. Chen, ajoutant qu’il espérait que Michelle Bachelet « se rendrait dans la région ». « L’invitation (…) est toujours sur la table et nous espérons trouver un moment qui convienne aux deux parties », a-t-il expliqué.

Une porte-parole de Michelle Bachelet a indiqué à l’Agence France Presse que le Haut-Commissariat « continue de discuter avec le gouvernement de la possibilité (…) d’avoir un accès total ».

A New York, siège des Nations Unies, l’organisation a indiqué sans détails que le responsable onusien pour le contre-terrorisme, le Russe Vladimir Voronkov, effectuait cette semaine une visite en Chine. Le bureau de l’ONU pour le contre-terrorisme veut s’assurer que les mesures utilisées dans ce cadre respectent les droits de l’Homme, a expliqué l’organisation.

La visite de Vladimir Voronkov a été critiquée par l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch. « Un responsable des droits humains doit se rendre dans cette région, pas le responsable onusien du contre-terrorisme« , a déploré l’ONG, dans un communiqué.