Une juge canadienne a rejeté une demande de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, qui souhaitait que des témoignages de salariés du géant chinois des télécoms soient admis comme preuve pour empêcher son extradition vers les Etats-Unis.

Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei

Les avocats de Meng Wanzhou, 49 ans, estiment que ces dépositions sous serment pourraient montrer que la banque HSBC connaissait les liens entre Huawei et sa filiale Skycom qui opérait en Iran.

Ces preuves contribueraient à démontrer que le dossier à charge contre Meng Wanzhou n’est « manifestement pas fiable », selon les avocats.

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Les Etats-Unis accusent Meng Wanzhou d’avoir menti à HSBC, lors d’une réunion en 2013, sur les liens entre Huawei et sa filiale, quitte à pousser la banque HSBC à violer à son insu les sanctions américaines contre l’Iran.

La justice américaine veut la juger pour fraude bancaire. Dans une décision publiée le 12 mars, la juge Heather Holmes, de la Cour suprême de Colombie-Britannique, a estimé que les témoignages demandés par la défense de Meng Wanzhou « relevaient du domaine d’un procès, pas d’une audience d’extradition ».

Selon elle, les dépositions de salariés de Huawei ne feraient que donner une nouvelle version des faits s’opposant à celle de la justice américaine, « ce qui dépasserait la véritable portée d’une audience d’extradition ».

De son côté, Huawei a confirmé que Meng Wanzhou avait engagé une action en justice contre HSBC à Hong Kong pour obtenir des documents qu’elle compte utiliser pour combattre son extradition. En février dernier, Meng Wanzhou avait perdu une action en justice similaire à Londres.

Les audiences d’extradition de Meng Wanzhou, qui vit en résidence surveillée à Vancouver depuis son arrestation fin 2018 à la demande des Etats-Unis, sont entrées dans leur phase finale.