De notre stagiaire Marie-Lou Cazillac – Le 24 mai, la Commission nationale de la santé a déclaré qu’au 23 mai, 31 provinces (régions autonomes, municipalités), ainsi que le Corps de production et de construction du Xinjiang, avaient administré un total de 510,858 millions de doses de vaccins contre le coronavirus. Il est à noter que le nombre de doses a dépassé le cap des 500 millions seulement 7 jours après le précédent pic de 400 millions.

Récemment, la vitesse de vaccination a considérablement augmenté. Selon les données publiées par la Commission nationale de la santé, il a fallu 25 jours pour passer de 100 millions à 200 millions de doses ; 16 jours pour passer à 300 millions de doses ; et 9 jours pour en injecter plus de 400 millions. Il n’a ensuite fallu que 7 jours pour atteindre les 500 millions de doses.

Ainsi, le nombre record de vaccinations quotidiennes a été battu à plusieurs reprises. Depuis la confirmation de plusieurs cas au Japon le 13 mai, le nombre national de vaccination quotidiennes a établi 5 records en 8 jours.

Selon des sources officielles de la Commission nationale de la santé, la capacité de production de vaccins à travers le pays est actuellement en train de s’accélérer et le nombre de vaccinations quotidiennes peut dépasser les 20 millions de doses.

« Pour passer de 100 millions à 400 millions de doses, le temps requis pour atteindre 100 millions de doses supplémentaires de vaccins a été raccourci d’une dizaine à une douzaine de jours, puis à 9 jours. D’un côté, la capacité de production augmente et, de l’autre, la vitesse de vaccination s’accélère. Récemment, des cas locaux de COVID-19 ont été découverts dans certaines régions, ce qui a renforcé la volonté de la population à se faire vacciner », a déclaré Shao Yiming, chercheur du Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies et membre de l’équipe d’experts en R&D sur les vaccins du groupe de recherche scientifique, quand 100 millions de doses avaient été administrées en 9 jours.

Selon Wang Huaqing, responsable du programme de vaccination du Centre de contrôle et de prévention des maladies, la Chine utilise actuellement 7 vaccins contre le coronavirus, dont 3 vaccins inactivés et 1 vaccin à l’adénovirus, et 3 vaccins approuvés pour une utilisation d’urgence. Ceux-ci comprennent 1 vaccin sous-unitaire et 2 vaccins inactivés.

Selon Shao Yiming, le temps nécessaire pour atteindre l’immunité collective dépend de deux facteurs : un nombre suffisant de doses et un taux de vaccination élevé (qui repose sur la volonté de la population à se faire vacciner). D’ici le milieu de l’année, la capacité de production de la Chine devrait atteindre son apogée et l’offre de vaccins augmentera donc considérablement au second semestre. L’immunité collective pourrait donc être atteinte à la même période.

En mars, Zhong Nanshan, académicien de l’Académie chinoise d’ingénierie, a déclaré que 40% de la population chinoise devrait être vaccinée contre le coronavirus d’ici juin. Dans une récente interview, il a également révélé que « si l’impact du coronavirus sur la santé humaine est suffisamment réduit, alors il sera possible de coexister avec lui. Mais il faudra peut-être se faire vacciner régulièrement, comme pour la grippe. »

Si le processus de vaccination s’est accéléré, cela ne signifie pas pour autant que la situation s’est complètement améliorée. À l’heure actuelle, la propagation du virus à l’étranger reste identique et des variants continuent d’apparaître. Selon les données rapportées par l’OMS, la fréquence d’apparition des variants est passée de 0,1% à 1,3%. Leur nombre est également en augmentation et l’émergence de nouvelles souches n’est pas exclue. Ce mois-ci seulement, après 22 jours sans nouveau cas local, l’épidémie a repris dans l’Anhui et le Liaoning.

La Commission nationale de la santé chinoise l’a rappelé : l’épidémie n’est pas encore terminée, et la situation reste très préoccupante à l’échelle internationale. En Chine, le risque d’importation est de plus en plus élevé, tandis qu’il est difficile et compliqué d’œuvrer pour la prévention et l’endiguement de la maladie En effet, elle présente des incertitudes et des caractéristiques complexes sur le long terme qui ne peuvent pas être assouplies, même après un certain temps.

Lors de la conférence de presse tenue récemment par le Conseil des Affaires d’État, les experts en lutte contre les maladies ont également souligné, qu’en l’absence d’épidémie, le public devra tout de même se faire vacciner afin d’être immunisé le plus rapidement possible. En effet, le processus de vaccination prend du temps pour prévenir les maladies infectieuses. L’immunité active ne doit pas intervenir si une épidémie est en cours.