Pour la première fois, la police a admis qu’une enquête avait été ouverte sur des tortures qui auraient été infligées à un suspect décédé lors de sa détention dans le Henan.

« Le 12 mars 2017, un suspect est mort alors que des enquêteurs de notre bureau travaillaient sur une affaire de fraude aux télécommunications« , a rapporté la police du comté de Wenxian sur son compte Weibo.

« Les policiers chargés de cette affaire sont soupçonnés d’avoir recouru à la torture afin d’arracher des aveux et d’obtenir des preuves« , note la police, précisant que les responsables seront « durement sanctionnés« .

Le message, vu par plus de 13 millions de fois, aurait été salué par des internautes pour la transparence faite par la police locale. D’après le site d’information Paper.cn, les policiers incriminés ont été suspendus et leur dossier transmis à la justice.

« Ce n’est pas la première fois que la police chinoise reconnaît un cas de torture mais c’est la première fois que la police diffuse une information de ce type sur un réseau public« , a indiqué à l’Agence France Presse, le professeur Chen Guangzhong, de l’Université de droit et de science politique de Chine.