Une chose est certaine pour l’administration Trump, la pandémie de coronavirus porte l’étiquette «Made in China».

Les responsables américains, sur la défensive à propos de leur propre gestion du virus, ont rappelé à plusieurs reprises que le virus avait commencé à Wuhan, ville de la province du Hubei. Le secrétaire d’État, Mike Pompeo, avait d’ailleurs appelé l’épidémie : le «coronavirus de Wuhan».

Le 11 mars, le conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump, Robert O’Brien, a été plus loin. « Malheureusement, plutôt que d’utiliser les meilleures pratiques, cette épidémie à Wuhan a été dissimulée », a déclaré ce dernier à la Heritage Foundation, un groupe de réflexion conservateur à Washington.

«Il y a plusieurs rapports en provenance de Chine, de ressortissants chinois, affirmant que les médecins impliqués ont été réduits au silence ou mis en isolement, ou ce genre de chose, de sorte que la parole autour de ce virus ne pouvait pas sortir. Cela a probablement coûté deux mois à la communauté internationale», a assuré ce dernier.

Robert O’Brien a ainsi déclaré que si les experts avaient eu ces deux mois pour devancer la propagation du virus, « je pense que nous aurions pu réduire considérablement ce qui s’est passé en Chine et ce qui se passe maintenant à travers le monde ».

De son côté, le président américain Donald Trump a évoqué le «virus étranger» qui « a commencé en Chine », dans un discours à la Nation, le 11 mars. Ce dernier a été vivement critiqué pour avoir minimisé le virus et contredit ses propres responsables de la santé pour se concentrer davantage sur les retombées économiques de l’épidémie.

À contrario, Robert Redfield, directeur des Centres américains pour le Contrôle et la Prévention des catastrophes, a salué le travail réalisé de la Chine pour contrôler la propagation du coronavirus. « Ils ont vraiment maintenant le contrôle de leur épidémie », a déclaré ce dernier au Comité de surveillance et de réforme de la Chambre.