Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du PCC, a inspecté durant plusieurs jours, une université, une zone portuaire terrestre internationale, une communauté résidentielle et un musée dans la ville d’Urumqi, capitale de la région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest de la Chine).

Ce dernier s’est également rendu dans les villes de Shihezi et de Tourfan. Cette visite, dans cette région longtemps meurtrie par des attentats et cible d’une politique sécuritaire très stricte menée au nom de l’antiterrorisme, est la première depuis 2014.

En 2014, lors d’un séjour effectué par la président chinois, la fin de sa visite de la région avait été marqué par un attentat, ce qui annonçait le début d’une vaste campagne antiterroriste.

D’autant plus que l’année 2014 avait été particulièrement sanglante, avec un autre attentat contre des civils à Urumqi et un troisième en gare de Kunming, dans le sud-ouest de la Chine, qui avaient chacun fait plusieurs dizaines de morts et choqué le pays. Les autorités chinoises accusent des séparatistes et islamistes ouïghours.

Le président chinois a annoncé qu‘ »avec les progrès de la coopération de la Ceinture et la Route, le Xinjiang n’est plus un coin éloigné, mais une zone centrale et un centre ». Selon lui, « un grand nombre de progrès remarquables ont été réalisés depuis que l’Initiative « la Ceinture et la Route » a été proposée ».

Des organisations occidentales accusent la Chine d’avoir interné plus d’un million de Ouïghours et de membres d’autres groupes ethniques musulmans locaux dans des «camps de rééducation», voire d’imposer du «travail forcé» ou des «stérilisations forcées».

La Chine nie la présence de «camps», évoquant des «centres de formation professionnelle» destinés à combattre l’extrémisme religieux et à former les habitants à un métier afin d’assurer la stabilité sociale. De plus, Pékin assure n’imposer aucune stérilisation, mais faisant appliquer la politique nationale de limitation des naissances, qui était peu mise en pratique auparavant au Xinjiang.

Lors d’une rare visite en Chine en mai, Michelle Bachelet, la Haute-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, avait appelé Pékin à éviter les mesures «arbitraires» au Xinjiang, tout en dénonçant les «actes violents d’extrémisme» dans la région.

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Selon l’agence de presse, Xinhua, Xi Jinping a salué les progrès socio-économiques de la région lors d’une visite tenue secrète et entamée le 13 juillet à Urumqi, la capitale régionale. Il dit attacher « une grande importance au travail des communautés ».

Ce dernier a souligné que « beaucoup de travail doit être fait en s’appuyant sur les communauté », exhortant « les autorités à déployer plus d’efforts dans le travail des communautés afin de mieux apprendre et répondre aux besoins du peuple ».

À Shihezi, dans le nord de la région, Xi Jinping a salué le travail de la Société de production et de construction du Xinjiang («Bingtuan»), sanctionnée par les États-Unis pour des atteintes présumées aux droits de l’homme. « Cette puissante organisation économique semi-militaire, chargée notamment de l’essor agricole et de la sécurisation des frontières, a fait de «grands progrès» en matière de réforme et de développement », a déclaré Xi Jinping.