La crise au sein du système politique chinois a poussé le Parti Communiste Chinois, a actionné plusieurs leviers tels que « le patriotisme économique, les progrès sociaux, les hausses de salaires, les exploits de la conquête spatiale et le raidissement face à l’intrusion des États-Unis dans sa zone d’influence directe » a expliqué François Danjou, de QuestionChine.

standardLe but est d’éviter la révolte sociale, qui gronde depuis quelques années que ce soit pour la hausse des salaires dans les usines, la corruption chronique dans les villages ou encore tout récemment la manifestation  contre l’implantation d’une usine d’affinage de cuivre au Sichuan.

Dans un pays où la répression n’est plus le seul moyen de confinement, le gouvernement a décidé de lancer plusieurs réformes politique, économique et social, destinées à contenter une population de plus en plus exigeante et éduquée.

D’autant plus que sur le plan économique, la Chine voit son taux de croissance stagné à 7,5%, notamment pour l’année 2012. A noter qu’en dessous du seuil de 7%, minimum requis pour créer assez d’emploi (8% étant le seuil adéquat), le gouvernement fait tout pour relancer la dynamique.

Comme l’a expliqué le sinologue, « la machine de la croissance dispose encore de l’amortisseur de ses formidables réserves de change et des marges de développement, encore en partie inexplorées, du développement de l’Ouest où les salaires, même en hausse, sont encore trois fois inférieurs à ceux de la côte Est ».

Raison pour lesquelles, la Banque Centrale de Chine s’est engagée à « renforcer le rôle de la finance dans le soutien à l’économie réelle et à améliorer les services afin de stimuler la consommation et le développement des petites entreprises ».

Cette dernière a préconise la poursuite d’une politique financière « proactive et une politique monétaire prudente en 2012 », afin de préserver l’activité.