Le gouvernement a renforcé ce 16 mars les mesures de quarantaine visant les personnes en provenance de l’étranger, alors que sur les réseaux sociaux montait la colère contre le laxisme des occidentaux face au coronavirus.

Après avoir assuré qu’elle avait « pratiquement endigué » le virus, la Chine, où l’épidémie est apparue en décembre 2019, voit désormais le nombre de cas importés dépasser celui des contaminations d’origine locale.

En conséquence, la municipalité de Beijing impose depuis le 16 mars une quarantaine de 14 jours dans un lieu ad hoc aux personnes qui arrivent dans la capitale. Jusqu’à présent une simple quarantaine à domicile leur était imposée.

A leur arrivée à l’aéroport de la capitale, les passagers internationaux sont ainsi transférés en autocar vers un parc d’expositions transformé en centre d’examen médical, avant d’être répartis dans des hôtels de quarantaine qu’ils devront régler à leurs frais.

Seules les personnes relevant d’un « cas particulier » sont autorisées à faire leur quarantaine chez elles, selon le communiqué de la municipalité de Beijing. Ces cas particuliers ont plus de 70 ans, ou sont des femmes enceintes, des personnes souffrant de maladies chroniques, des mineurs isolés, ou encore des personnes qui vivent seules à Beijing.

La Commission nationale de la santé a annoncé le 15 mars douze nouveaux cas importés de nouveau coronavirus en Chine continentale, portant à 123 le total des cas importés. Parmi les douze nouveaux cas importés, quatre ont été enregistrés à Beijing, quatre au Guangdong, deux à Shanghai, un au Yunnan et un au Gansu, d’après la commission.