Le militant pro-démocratie Tam Tak-chi, arrêté le 6 septembre par la police de Hong Kong. Il a été inculpé le 8 septembre pour avoir «tenu des propos séditieux», en vertu d’une loi datant de l’ère coloniale britannique.

Ce texte de loi est utilisé pour la première fois depuis la rétrocession du territoire à la Chine en 1997. Il n’a pas pu être libéré sous caution, celle-ci lui a été refusée, selon les médias locaux.

Tam Tak-chi, 47 ans, vice-président du parti d’opposition «People Power», et DJ à la radio, a comparu le 8 septembre devant un tribunal de Hong Kong, sous le coup de cinq chefs d’accusation pour avoir «tenu des propos séditieux» le 6 septembre peu avant un rassemblement contre une loi controversée sur la sécurité nationale.

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Les poursuites à son encontre interviennent deux mois après la mise en vigueur de la loi sur la sécurité nationale, adoptée par la Chine, fin juin. Cette nouvelle loi vise à juguler le mouvement pro-démocratie à Hong Kong.

Les chefs d’accusation à l’encontre de Tam Tak-chi se réfèrent à une loi promulguée en 1938, lorsque Hong Kong était une colonie britannique, suscitant la crainte que la liberté d’expression soit encore plus criminalisée dans le territoire semi-autonome.

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Selon le South China Morning Post, c’est la première fois qu’un prévenu est inculpé en vertu de ce texte depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997. La police avait indiqué avoir arrêté Tam Tak-chi pour avoir employé des termes «suscitant la haine et le mépris à l’encontre du gouvernement, ainsi que le mécontentement et l’insatisfaction de la population».

Des médias locaux présents lors de l’audience ont indiqué que les procureurs avaient cité des exemples de «slogans séditieux» qu’il a prononcés, tels que : «Libérez Hong Kong», «Démantelez les forces de police», ou encore «Mort aux familles des policiers corrompus».