La Chine « ne tolérera jamais » une sécession de Taïwan, a déclaré ce 20 mai, le porte-parole du Bureau des affaires taïwanaises, Ma Xiaoguang.

Cette déclaration intervient après l’investiture de Tsai INg-wen pour un second mandat. « Nous avons une détermination sans faille, une confiance totale et toutes les capacités de défendre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale », a averti le porte-parole du Bureau des affaires taïwanaises, Ma Xiaoguang.

« Nous ne tolérerons jamais aucune action sécessionniste », a-t-il affirmé, selon des propos cités par l’agence de presse officielle, Xinhua. Ce dernier a réagit aux propos tenus par la dirigeante taïwanaise Tsai Ing-wen, assurant que Beijing devait se résoudre à vivre pacifiquement aux côtés de Taïwan et que l’île n’accepterait jamais une domination des autorités communistes.

« Je veux réitérer les mots ‘paix, parité, démocratie et dialogue’. Nous n’accepterons pas que les autorités de Pékin utilisent le principe ‘un pays, deux systèmes’ pour déclasser Taïwan et nuire au statu quo inter-détroit », a prévenu la dirigeante taïwanaise, en référence au système « Un pays, deux système » qui a présidé à la restitution de Hong Kong et de Macao à la Chine continentale.

Un positionnement qui provoque la colère de la Chine, car Tsai Ing-wen considère, comme son Parti démocratique progressiste (PDP), que son île est un État souverain de facto.

La Chine défend l’idée d’un modèle « Un pays, deux systèmes » – comme celui en vigueur à Hong Kong – en vertu duquel le territoire conserverait ses libertés tout en faisant partie de la République populaire de Chine. Une solution qu’elle a écartée ce 20 mai.

Elle a cependant assuré que Taipei avait fait les efforts les plus importants pour maintenir la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan, qui sépare l’île et la Chine. « Nous allons poursuivre ces efforts, et nous sommes disposés à ouvrir le dialogue avec la Chine et à contribuer davantage à la sécurité régionale », a-t-elle dit.

Proche de l’administration américaine, cette dernière a reçu un message de la part du chef de la diplomatie Mike Pompeo, saluant son « courage » et sa « vision ». Un échange qui a fortement déplu au ministère chinois de la Défense.

Le ministère a dénoncé dans un communiqué une « grave erreur » et une initiative « très dangereuse », appelant Washington à respecter son engagement de ne pas soutenir Taïwan.