Les États-Unis ont annoncé l’envoi de navires de patrouille des garde-côtes dans le Pacifique, afin de freiner les activités «déstabilisantes» de la Chine dans des zones de pêche disputées en mer de Chine méridionale.

Accusant la Chine de «pêche illégale» et de «harcèlement» des bateaux de pêche de ses voisins, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Robert O’Brien, a annoncé que des garde-côtes américains étaient «en train de déployer des navires de patrouille rapides dans le Pacifique occidental».

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Ces navires de patrouille de la classe Sentinel mèneront des missions de sécurité maritime, et d’assistance aux pêcheurs «en collaboration avec des partenaires de la région qui ont des capacités de surveillance maritime limitées», a précisé le conseiller du président Donald Trump.

Washington accuse régulièrement la Chine de violer le droit international en faisant escorter par ses navires de guerre des bateaux de pêche chinois opérant dans des zones de pêche d’autres pays.

En juillet, le ministre américain de la Défense, Mark Esper, avait dénoncé une série de «mauvais comportements» en mer de Chine méridionale au cours des derniers mois. Ce dernier avait également accusé l’armée de Chine d’avoir coulé un bateau de pêche vietnamien, «harcelé» des sociétés d’exploration pétrolière malaisiennes et escorté des bateaux de pêche chinois dans la zone économique exclusive de l’Indonésie.

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Robert O’Brien a ajouté que le corps des garde-côtes, qui dépend du département de la Sécurité intérieure (DHS), envisageait de baser plusieurs de ces bateaux de patrouille en permanence dans le territoire américain des Samoa, dans le Pacifique sud.

En septembre 2020, l’Indonésie avait protesté contre l’incursion d’un navire des gardes-côtes chinois dans la zone économique exclusive indonésienne, c’est-à-dire la zone située entre les eaux territoriales et les eaux internationales, où un État dispose de l’exclusivité dans l’exploitation des ressources.

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, ce que contestent plusieurs pays riverains comme la Malaisie, le Vietnam, les Philippines, Taïwan, ou l’Indonésie.