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Xi-Obama, l’entente cordiale sur le climat continue

La Maison Blanche a publié, jeudi 31 mars, la déclaration commune des États-Unis et de la Chine sur les changements climatiques. En 5 points, les deux plus gros pays pollueurs de la Planète se sont accordés à travailler ensemble pour lutter contre les changements climatiques.

Barack Obama et Xi Jinping ont également annoncé leur intention de signer ce mois-ci l’accord de Paris sur le climat, après l’adoption du pacte sur le changement climatique lors de la 21ème session de la Conférence des parties (COP21), en décembre dans la capitale française.

L’Accord de Paris fixe l’objectif de maintenir la montée moyenne des températures mondiales en-dessous de 2° Celsius par rapport au niveau préindustriel, et de préférence sous un seuil de 1,5°C.

Pour les deux présidents, « l’Accord de Paris marque un engagement mondial pour la lutte contre le changement climatique et un signal fort de la nécessité d’une transition rapide vers le bas carbone« , ainsi que des « économies résistantes au climat« , souligne le communiqué de la Maison Blanche. Pour cela, plusieurs engagements ont été mit en avant.

Une flopée de mesures  

Parmi lesquelles, un travail bilatéral via différents think-tank et centre de recherche sur le climat. Une coopération pleine et entière avec d’autres pays, afin de parvenir à un consensus sur l’instauration de mesures politiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à anticiper les impacts des changements climatiques et à déployer les moyens financiers visant à lutter contre les aléas climatiques.

De plus, la Chine et les États-Unis ont assuré vouloir travailler à l’application de l’amendement sur les hydrofluorocarbones, intégré dans le Protocole de Montréal (1987), en vertu du document final de la 3ème Conférence internationale sur les petits États insulaires en développement, recommandant des mesures à prendre pour l’élimination progressive de la consommation et de la production des HFC.

Le protocole vise à « négocier des obligations contraignantes de réduire l’utilisation des substances qui appauvrissant la couche d’ozone« . La prise en compte de ce protocole a ravi les spécialistes du climat, dont Zou Ji, directeur adjoint, Centre national de la Stratégie sur le changement climatique et la coopération internationale (NCSC).

Pour ce dernier, la mise en avant des questions d’hydrofluorocarbones et de l’industrie de l’aviation, « deux zones d’émission non inclus dans le cadre de la CCNUCC« , indique « l’exhaustivité remarquable et la profondeur de la coopération sino-américaine sur le changement climatique« .

La déclaration conjointe « est aussi un reflet de renforcement des actions nationales contre le changement climatique dans les deux pays. Même si le 13ème plan quinquennal récemment dévoilé ne fixe pas son objectif d’intensité de carbone. Notre estimation est que la nouvelle politique apportera réellement une intensité carbone de 48/50% par rapport aux niveaux de 2005, et cela avant 2020« . Cette démarche est, selon lui, « une voie beaucoup plus ambitieuse par rapport au 40/45%, engagé par la Chine lors des négociations sur le climat à Cancun ».

Le communiqué de la Maison Blanche a également précisé que les deux pays vont accélérer les mesures d’innovation en matière d’énergie propre, en mettant en œuvre les objectifs de l’initiative Mission Innovation. Il s’agit là de développer les technologies émergentes en les diffusant massivement et en permettant aux pays en développement d’avoir accès à une énergie à bas coût et sure.

Un « pilier » de la relation sino-américaine

« Au cours des trois dernières années, le changement climatique est devenu un pilier de la relation bilatérale États-Unis-Chine« , a noté la déclaration commune. En effet, en novembre 2014, les présidents américains, Barack Obama et chinois, Xi Jinping, sont devenue des exemples pour leurs engagements ambitieux (Retrouvez les engagements de la Chine, ici).

Les présidents chinois Xi Jinping et américain Barack Obama

Les présidents chinois Xi Jinping et américain Barack Obama

En Septembre 2015, les deux hommes avaient avancé leur vision commune pour la  réussite de la COP21 et avaient annoncé d’importantes mesures politique et des initiatives de coopération pour lutter contre le changement climatique.

Yu Jie, stratège sur le climat pour China Dialogue, a pour sa part indiqué qu’il s’agissait de  « la 3ème déclaration conjointe entre les deux plus grands émetteurs de carbone du monde depuis 2014. Ensemble, les deux pays représentent 40% des émissions mondiales« . Cela marque une avancée cruciale pour ce dernier, qui a estimé que la Chine et les États-Unis « entendent accélérer le processus de l’accord de Paris, afin qu’il entre en vigueur« .

D’ailleurs, « en tant que pays hôte du sommet du G20 de cette année, la déclaration commune est aussi un signe que la Chine va jouer un rôle global positif et proactif dans le renforcement des engagements et des actions à long terme de toutes les nations« , a précisé la Maison Blanche.

Pour Alden Meyer, directeur de la stratégie et de la politique à l’Union des scientifiques concernés, « la déclaration faite par les présidents Barack Obama et Xi Jinping représente une autre contribution positive des États-Unis et de la Chine, afin de réaliser conjointement des progrès vis-à-vis du changement climatique« .

Mettre rapidement en place les promesses faites

L’USC a souhaité une mise en application rapide des mesures évoquées afin de s’assurer que l’accord de Paris entre en vigueur « le plus tôt possible, cette année ». Cela serait alors un signal fort envoyé aux autres pays. En dépit de ces avancées positives, « beaucoup de travail reste à faire pour obtenir des résultats positifs lors de cette réunion », a précisé Alden Meyer.

De son côté, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon a salué cette déclaration commune, il s’est dit davantage rassuré que la Chine et les Etats-Unis se soient engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre cette année via les institutions internationales, dont le prochain sommet du G20, qui se tiendra dans la ville chinoise de Hangzhou. Ban Ki-moon a appelé « les autres pays à faire de même afin que l’accord puisse être mis en application dès que possible ».

De son côté, le Docteur Jiang Kejun, chercheur principal à l’Institut de recherche de l’énergie, placé sous l’égide de la Commission nationale du développement et de la réforme, a expliqué que « la déclaration commune fait référence à un contrôle strict des investissements publics circulant dans des projets à forte intensité de carbone ».

Un flux financier qui inquiète Beijing, car ces « investissements sont inefficaces et inutiles  et au cours des 8 dernières années, ils se sont révélées être un lourd fardeau » pour l’économie chinois. Raison pour lesquelles, « à partir de maintenant, nous ne devrions jamais permettre la répétition de tels investissements inefficaces. Notre recherche a prouvé qu’il est risqué de ne pas avancer aller vers une faible émission de carbone. Le développement à bas carbone est le plus rentable et la voie la plus bénéfique pour la croissance du pays » a assuré ce dernier.

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