Le ministère des finances a indiqué avoir injecté 140 milliards de yuans (17,6 milliards d’euros) dans un programme de subvention destiné à aider les familles et les personnes pauvres.

Ce programme se traduit par une allocation versée aux familles.

Cependant, les ministères des Finances et des Affaires civiles ont exhorté les autorités locales à «assurer l’allocation de manière opportune et à renforcer la gestion des subventions, qui seront versées dans des programmes d’aide, dont les subventions de subsistance de base».

Un autre montant de 26,6 milliards de yuans (3,6 milliards d’euros) a été alloué, afin d’aider à rénover des logements endommagés pour 1,9 million de familles pauvres, selon le ministère. Ces familles, vivant dans des zones affectées par l’extrême pauvreté, devront recevoir des subventions plus élevées afin d’améliorer leurs conditions de vie.

A l’occasion d’une conférence sur la réduction de la pauvreté à Chengdu, Ma Xiaowei, chef de la Commission nationale de la santé, a annoncé que «plus de 5,81 millions de Chinois sont sortis de la pauvreté causée par la maladie».

Des programmes de lutte contre la pauvreté causée par la maladie ont été mit en place, afin de réduire la pauvreté en améliorant les soins médicaux et les politiques favorables aux personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté.

En 2017, le pourcentage des paiements médicaux individuels après remboursement pour les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté était de 16%, soit une baisse de 27 points de pourcentage depuis 2016.

La Chine compte porter d’ici 2020 toutes les personnes au-dessus du seuil de pauvreté, soit un revenu annuel par habitant de 2.300 yuans (348 dollars) dans les zones rurales.

Des audits pour assurer la bonne utilisation des fonds

Au début du mois de juillet, le Bureau national de l’audit a renforcé l’audit des fonds destinés à la lutte contre la pauvreté, pour «assurer une utilisation efficace des sommes atteignant des centaines de millions de dollars chaque année, dans le contexte des efforts du pays visant à éliminer la pauvreté d’ici 2020», a indiqué le bureau.

Les derniers auditeurs ont détecté des abus impliquant 3,98 milliards de yuans (80,4 millions d’euros) dans 145 districts considérés pauvres l’an dernier. Le montant du détournement de fond a diminué de 1,6% par rapport à 2016.

«Il existe des problèmes persistants tels que l’inefficacité de la mise en oeuvre des politiques, la mauvaise gestion des fonds et la lenteur des progrès des projets anti-pauvreté», selon le Bureau national de l’audit, qui atteste que des fonds inutilisés existent toujours.

547 millions de yuans (73,3 mds €) ont été détournés pour d’autres fins, telles que la construction urbaine et le paysagisme et 947.600 yuans (126 978 €) ont été détournés par des fonctionnaires locaux. Selon le BNA, 532 millions de yuans (71,3 mds €) ont été récupérés après l’audit, et 28 fonctionnaires ont été punis.

«Nous ne pouvons pas simplement dépenser de l’argent, nous devons faire attention à la manière dont l’argent est utilisé, réviser les résultats et suivre étroitement chaque maillon de la lutte contre la pauvreté», a indiqué une source anonyme de le BNA.

La Chine a alloué plus de 140 milliards de yuans (17,6 milliards d’euros), afin de lutter contre la pauvreté l’an dernier, dont 60% proviennent du budget central.

La lutte contre la pauvreté constitue l’une des trois missions principale du pouvoir central, dans les prochaines années, ainsi qu’une «dure bataille que le pays doit remporter pour construire une société de moyenne aisance dans tous les domaines», a indiqué l’agence de presse Xinhua.