vendredi, avril 12

La Banque des BRICS accordera 2,5 milliards de dollars de prêts

La New Development Bank (NDB) du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) va accorder des prêts d’un montant global de 2,5 milliards de dollars en 2017, d’après son président, Kundapur Vaman Kamath.

Ce dernier a expliqué que « durant  notre deuxième année d’activités, nous allons passer  à un palier supérieur ». D’autant plus que la NDB et la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (BAII) font désormais partie intégrante du système financier international, aux côtés d’institutions comme la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement ou encore le Fonds Monétaire International.

Kundapur Vaman Kamath a expliqué en marge du sommet des BRICS à Gao (Inde), que « les besoins en financements des infrastructures à l’échelle mondiale se chiffrent, à eux seuls, à 1’000 à 1’500 milliards par an. Réunies, toutes les banques multilatérales ne peuvent mobiliser que 15% de ce montant », expliquant ainsi qu’il est crucial pour les diverses institutions financières multilatérales de coopérer et d’oeuvrer mutuellement, plutôt que de s’engager dans une compétition.

Une position partagée en 2014 par  le directeur exécutif du FMI, Otaviano Canuto, qui expliquait à l’époque que « l’offre de financement à long terme [pour les infrastructures] va rester insuffisante pour encore de nombreuses années ». Raison pour laquelle, les BRICS assurent que les contributions extérieures sont les bienvenues.

La Nouvelle banque de développement (New Development Bank BRICS (NDB-BRICS), anciennement connue sous le nom de Banque de développement des BRICS, a été créé par les États des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) comme alternative à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international.

L’objectif est de « s’affranchir des conditionnalités » imposées par le FMI et la Banque mondiale, perçues comme « une atteinte à leur souveraineté« , avait expliqué à l’époque, Yves Zlotowski, chef économiste à la Coface, au quotidien économique Les Echos. Mais aussi pour faire à l’incapacité de ces institutions à refléter le poids grandissant des BRICS qui représentent 40% de la population de la planète et 22% du PIB mondial.

La banque des BRICS, dont le siège est à Shanghai, disposait d’un capital initial de 50 milliards de dollars (10 milliards en provenance de chaque pays membre), pouvant être porté ultérieurement à 100 milliards.

Sa mission : mobiliser les ressources pour les infrastructures et projets de développement dans les BRICS et autres économies émergentes.

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