D’après une enquête des médias australiens, la Chine a considérablement augmenté ses cyberattaques contre les entreprises australiennes dans le but de mettre la main sur leur propriété intellectuelle.

Les résultats de l’enquête menés par Fairfax Media et Channel Nine ont été publiés quelques jours après un sommet de l’Asie-Pacifique (APEC) et avant la rencontre prévue entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping.

Washington, dont le vice-président américain Mike Pence, accuse la Chine de « vol » généralisé de la « propriété intellectuelle ».

Les médias australiens ont aussi accusé le ministère chinois de la Sécurité publique d’être responsable d’une vague d’attaques décelée par Canberra et ses partenaires de l’alliance dite des « Five Eyes », les services de renseignements australiens, néo-zélandais, britanniques, américains et canadiens.

Cette opération de surveillance nommée « Cloud Hopper » consiste « en des efforts permanents et significatifs pour dérober notre propriété intellectuelle », a déclaré un haut responsable du gouvernement australien à Fairfax à la presse.

D’autres responsables politiques ont reproché aux entreprises et universités occidentales l’insuffisance de leurs mesures de protection. Fairfax Media a cité l’entreprise américaine de cyber-sécurité CrowdStrike d’avoir « remarqué une augmentation considérable des attaques durant le premier semestre. Cette activité vient principalement de Chine et elle vise tous les secteurs. Il n’y a aucun doute que tous les coups sont permis ».

Le ministère chinois des Affaires étrangères a démenti ces accusations « qui ne sont fondées sur aucun fait ». Elles sont « non professionnelles, irresponsables et visent visiblement des buts ultérieurs », a dit un porte-parole. Alors que le gouvernement australien n’a pas réagi pour l’instant.