La visite de Narendra Modi en Chine est symbolique, après des mois de tensions diplomatiques et économiques. Celle-ci possède la même aura que la venue de Xi Jinping en Inde, en septembre 2014.

Le Premier ministre indien est venu en Chine pour trouver de potentiels investisseurs, dans un contexte économique tendu et un conflit territorial qui refait surface ces derniers temps.

Premier symbole de ce séjour, la visite de Narendra Modi à Xi’an (Shaanxi), où se trouve les statues en terre cuite du premier empereur de Chine, mais surtout sur les terres du président chinois.

« C’est la première fois que je reçois un dirigeant étranger dans ma ville d’origine et je vous souhaite un agréable séjour« , a déclaré Xi Jinping, à l’agence de presse Xinhua.

China India Trade

Loin d’être anodine, l’objectif de cette visite est d’accueillir non pas un rival mais un ami, avec qui les liens tendent à se resserrer, en dépit des conflits territoriaux. De plus, le président chinois a tenu à rendre l’appareil à Narendra Modi qui l’avait reçu dans son État du Gujarat.

Avec près de 70 milliards de dollars (+60 milliards d’euros) d’échanges commerciaux entre les deux pays, la Chine est devenue l’un des principaux partenaires de l’Inde, en dépit d’un déficit commercial de plus de 38 milliards de dollars.

Les deux géants asiatiques ont des défis communs, notamment celui de dynamiser une économie ralentie par la crise économique et financière internationale. D’ailleurs, avant de quitter l’Inde, Narendra Modi avait souhaité un rapprochement économique entre les deux voisins.

Une remarque confirmée par le Secrétaire d’État indien aux Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, qui a assuré à Xian, que « les questions frontalières ont été discutées, dont la paix et la tranquillité à la frontière ».

Mais « nous comptons évoquer tout le spectre des relations bilatérales. Les questions ne seront pas seulement politiques, mais aussi économiques: le commerce, les investissements la coopération dans les projets d’infrastructure« , a indiqué ce dernier.

D’après une source anonyme, citée par l’AFP, les deux hommes ont abordé le souhait de l’Inde de se joindre au Conseil de sécurité de l’ONU. Une volonté soutenue officieusement par Beijing, qui pourrait devenir officielle, tant la Chine tien à apaiser les tensions avec son voisin indien.

Ce climat détendu vise en priorité pour Narendra Modi à signer des contrats avec les chinois, afin de tenir sa promesse électorale de créer des emplois et d’améliorer les infrastructures en Inde. Ce dernier souhaite également intégrer le marché chinois qui reste encore fermé pour de nombreux  produits indiens.