Le président américain Donald Trump a estimé que son homologue chinois Xi Jinping avait joué un rôle « très très utile » sur le dossier nord-coréen exprimant l’espoir que Moscou fasse de même. « Nous espérons que, de la même manière, la Russie sera utile », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec son homologue sud-coréen Moon Jae-In, le 7 novembre.

Le président américain appelle la Chine à l’aide

Donald Trump a entamé le 8 novembre sa première visite en Chine en tant que chef d’État américain. Ce dernier a déclaré le jour de son arrivée qu’il pensait à l’instar de Xi Jinping qu’il existait une solution à la crise nord-coréenne.

Le président chinois a d’ailleurs indiqué qu’il y a avait des « communications accrues » au cours de l’année vis-à-vis de la question coréenne. De son côté, Andy Mok, observateur de la chaîne CGTN, a estimé que la ratification des nouvelles sanctions américaines est toujours en question, mais il est « évident que Donald Trump va demander l’aide de Xi Jinping. Mais le progrès dans ce dossier dépendra de ce que Donald Trump peut offrir à Pékin ».

Le président américain a loué sa « bonne alchimie » avec Xi Jinping, ajoutant à son homologue chinois que « notre rencontre ce matin a été excellente (…). Nous avons parlé de la Corée du Nord et je crois, comme vous, qu’il existe une solution ».

Le locataire de la Maison Blanche a aussi tancé Beijing pour son rôle sur le programme nucléaire nord-coréen, souhaitant que les lignes bougent face à la « cruelle dictature » de Pyongyang.

Donald Trump met un peu plus la pression sur Pyongyang

Sur CCTV, l’analyste Tom McGregor a indiqué que « Pékin et Washington travaillent ensemble en vue de faire respecter le régime des sanctions décrétées à l’encontre de Pyongyang ».

Les États-Unis ont formellement validé le 2 novembre des sanctions annoncées en juin pour bloquer l’accès de la Corée du Nord au système financier américain. Les textes d’application du département du Trésor visent notamment la Bank of Dandong, implantée à la frontière avec la Corée du Nord et première banque chinoise, accusée de servir de « canal pour les activités financières illicites » de Pyongyang, notamment au profit de ses programmes balistiques et nucléaires.

Su Hao de l’Institut de la diplomatie chinoise a estimé que les nouvelles sanctions américaines constituent une « démarche stratégique » visant à faire monter les enchères dans les négociations bilatérales sur la Corée du Nord. D’ailleurs, « les échanges financiers entre la Chine et la Corée du Nord se déroulaient toujours, et cela est tout à fait normal. Les sanctions des États-Unis sont déraisonnables, et nous n’allons pas agir comme ils le veulent »

Le Trésor américain a également publié un document pour mettre en garde les institutions financières contre les procédés utilisés selon lui par le régime de Kim Jong-Un pour contourner les sanctions américaines et internationales.

 « Il y a un mois, les banques chinoises ont déjà suspendu les opérations financières avec les entités nord-coréennes pour démontrer qu’elles ne mènent pas d’activités illégales dans les intérêts de la Corée du Nord », a indiqué Tom McGregor.