La Chine a demandé ce vendredi 22 septembre l’arrêt des provocations entre les Etats-Unis et la Corée du nord, après l’explosion d’une bombe à hydrogène dans le Pacifique par Pyongyang.

L’appel du gouvernement chinois intervient au moment où le leader nord-coréen Kim Jong-Un a jugé le président américain Donald Trump « gâteux » et « mentalement dérangé ».

En marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le chef de la diplomatie nord-coréenne Ri Yong-ho a déclaré aux journalistes que Pyongyang pourrait envisager de faire exploser une bombe à hydrogène en dehors de son territoire.

« Je pense qu’il pourrait y avoir un essai de bombe H d’un niveau sans précédent, peut-être au-dessus du Pacifique », a-t-il souligné. Suite à ces propos, Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, a réagit rapidement, soulignant que « la situation sur la péninsule coréenne est actuellement sensible et complexe ».

« Toutes les parties concernées devraient faire preuve de retenue au lieu de se provoquer », a déclaré ce dernier lors d’un point de presse, ajoutant qu’elles « ne pourront véritablement résoudre le problème de la péninsule coréenne et parvenir à la paix et la stabilité que si elles vont l’une vers l’autre. »

Jeudi 21 septembre, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi devant l’Assemblée générale des Nations unies, a estimé que « la négociation est la seule solution » pour résoudre la crise nucléaire nord-coréenne.

Devant la communauté internationale, le ministre a exhorté la Corée du Nord à « ne pas aller plus loin » sur « cette voie dangereuse« , prônant « la dénucléarisation complète et irréversible » de la péninsule coréenne. « L’espoir de paix demeure« , pour Wang Yi qui a appelé les pays concernés, dont les Etats-Unis et la Corée du Nord, à « se réunir » autour d’une table de négociations

De son côté, le président américain Donald Trump a affirmé à l’ONU que la Banque centrale chinoise avait ordonné à ses banques de juguler leurs échanges avec la Corée du Nord, saluant une mesure « très courageuse » et « inattendue » pour faire pression contre les ambitions nucléaires de Pyongyang.

Parallèlement, le président américain a signé un décret ouvrant la voie à des sanctions contre des « personnes et sociétés qui financent et facilitent les échanges avec la Corée du Nord », une mesure susceptible de viser notamment des entités chinoises.