Les dirigeants des pays de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) sont réunis en sommet du 20 au 23 juin à Bangkok, afin de débattre sur un projet d’accord de libre-échange mit en exergue par la Chine.

Cet accord devrait associer seize états de la région Asie-Pacifique et renforcer l’influence de la Chine, qui fait face à une guerre commerciale avec les Etats-Unis.

Avant les débats sur ce projet, les ministres de l’Economie de l’ASEAN vont se rencontrer afin de spécifier le projet, baptisé Partenariat économique intégral régional (RCEP selon son acronyme anglais).

Ce projet d’accord de libre échange concernera les pays de l’ASEAN, la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. «Le RCEP gagne en importance à cause de la querelle commerciale entre la Chine et les Etats-Unis», a déclaré Junever Mahilum-West, du ministère philippin des Affaires étrangères, lors d’un point presse ce 20 juin.

Après le désistement du président américain Donald Trump en janvier 2017 du projet concurrent de Traité de libre-échange transpacifique (TPP), la Chine en a profité pour lancer son initiative alternative.

«L’Asean est un des plus grands bénéficiaires» de ce conflit, a expliqué Drew Thompson, chercheur de la Lee Kuan Yew School of Public Policy à Singapour.