samedi, mai 25

Des élus américains veulent l’interdiction des importations du Xinjiang

Des parlementaires américains ont présenté le 11 mars une proposition de loi visant à interdire la plupart des importations en provenance de la région autonome du Xinjiang, afin de bloquer l’entrée aux Etats-Unis aux produits issus – selon eux – du «travail forcé» des Ouïghours.

De son côté, le gouvernement chinois a exprimé sa « ferme » opposition à ces accusations, les qualifiant « de simple répétition du même air », notamment en ce qui concerne le récent rapport américain sur les Droits de l’Homme en Chine, et la politique gouvernementale au Xinjjiang.

Washington et plusieurs organisations indépendantes de défense des droits humains, accusent la Chine de détenir plus d’un million de membres de cette minorité musulmane dans des «camps de rééducation».

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Ils dénoncent aussi une campagne de répression «brutale». «Ces pratiques dans le Xinjiang sont l’une des plus grandes tragédies humaines au monde. Que cela se passe en 2020 dépasse franchement l’entendement», a déclaré le sénateur républicain Marco Rubio, un des auteurs de ce texte cosigné avec des démocrates.

De son côté, le démocrate Jim McGovern, élu démocrate de la Chambre des représentants, a rapporté que des témoignages, des photos satellite et des documents concordants prouvaient tous le recours au travail forcé.

«Nous savons que de nombreuses entreprises américaines, étrangères et chinoises sont complices de l’exploitation du travail forcé impliquant les Ouïghours et les membres d’autres minorités musulmanes», a-t-il dit.

Selon lui, ce phénomène est «tellement répandu dans l’économie régionale» qu’il est impossible de faire le tri entre les produits concernés et les autres. La proposition de loi prévoit une interdiction de toutes les importations du Xinjiang.

Les seules dérogations pourraient être octroyées par les douanes américaines, si une «preuve claire et convaincante» montre qu’un produit n’a pas été fabriqué grâce au travail forcé.

Selon le rapport accompagnant le texte, plusieurs biens entrés sur le marché américain seraient – selon eux- concernés par le recours au travail forcé, notamment des tissus, chaussures, téléphones portables, matériel informatique ou encore du thé. Le rapport énumère des sociétés accusées d’en avoir bénéficié, dont Adidas, Nike, Calvin Klein, H&M ou Coca-Cola.

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