Le président américain Donald Trump a évoqué le 9 juillet «la pression négative» de la Chine sur son voisin nord-coréen, en raison du conflit commercial sino-américain.

Dans un tweet le président américain a jeté le doute sur la position chinoise dans le dossier nord-coréen : «J’ai confiance que Kim Jong Un honorera le contrat que nous avons signé et, plus important encore, notre poignée de main. Nous avons accepté la dénucléarisation de la Corée du Nord. La Chine, d’un autre côté, exerce peut-être une pression négative sur un accord en raison de notre position sur le commerce chinois. J’espère que non».

Le lendemain, Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, a assuré lors d’un point presse avoir «trois points à faire. Premièrement, la position de la Chine sur la question de la péninsule coréenne est cohérente. Deuxièmement, l’attitude de la Chine sur les questions commerciales sino-américaines est claire. Troisièmement, la Chine est un pays majeur digne de confiance et responsable».

De son côté, Le Quotidien du peuple a relevé les commentaires de certains internautes américains assurant que la dénonciation de Donald Trump visait à cacher son échec vis-à-vis du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

D’autant plus que deux jours avant la charge du président américain, Pyongyang avait rejeté les méthodes de «gangster» des Etats-Unis pour négocier le désarmement nucléaire. Cette déclaration intervient après deux jours de discussions à Pyongyang, auxquelles le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a participé et considéré «très productives».

Après le départ de Mike Pompeo, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères avait jugé que l’attitude «extrêmement regrettable» des Etats-Unis pendant les discussions avait violé l’esprit de l’accord conclu le 12 juin 2018 à Singapour entre les dirigeants américain Donald Trump et nord-coréen Kim Jong Un.

Le ministère a dénoncé des «demandes unilatérales et avides» des Américains en vue d’une dénucléarisation. «Les Etats-Unis commettent une erreur fatale s’ils considèrent que la République populaire démocratique de Corée se doit d’accepter (…) des demandes qui reflètent leur état d’esprit de gangster», avait alors souligné le ministère.