L’ultimatum lancé aux entreprises nord-coréennes est arrivé à son terme, le 9 janvier, conformément aux sanctions des Nations Unies visant à priver Pyongyang de devises pour son programme nucléaire.

Face aux essais nucléaires et tirs de missiles balistiques de Kim Jong-Un, le gouvernement chinois a soutenu une série de résolutions onusiennes contre son voisin, dont le commerce extérieur dépend à 90% de la Chine.

En vertu de ces sanctions, les entreprises et toutes structures nord-coréennes présentes en Chine devaient fermer au plus tard le 9 janvier. Le ministère chinois du commerce avait donné aux entreprises nord-coréennes un délai de 120 jours pour fermer, à compter de l’adoption de la résolution de l’ONU, le 11 septembre 2017.

Selon un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, le gouvernement punirait « avec sévérité » quiconque contrevient aux sanctions. Cependant, certaines entreprises sont encore ouvertes.

L’hôtel Chilbosan, situés à Shenyang, est une importante source de revenus pour Pyongyang. Les 154 chambres sont en partie vide mais des touristes nord-coréens y pouvaient selon l’Agence France Presse, encore regarder dans leur chambre la télévision publique nord-coréenne.

« L’hôtel Chilbosan est le plus gros investissement de la Corée du Nord en Chine et à l’étranger », a assuré Lu Chao, chercheur à l’Académie des sciences sociales de la province du Liaoning.  D’ailleurs, les autorités nord(coréennes « ont investi 25 à 30 millions de dollars » (21 à 25 millions d’euros), selon lui.

Pyongyang cogère l’hôtel avec la Dandong Hongxiang Industrial Machinery, qui d’après les Etats-Unis, représentait jadis environ 20% du commerce sino-nord-coréen.