Le marché de l’emploi est resté stable en avril, avec un taux de chômage dans les zones urbaines s’élevant à 6%, soit 0,1 point de pourcentage de plus qu’en mars.

Ainsi, 3,54 millions de nouveaux emplois urbains ont été créés au cours des quatre premiers mois de 2020, soit une réduction de 1,05 million par rapport à la même période l’année dernière, selon le Bureau d’État des Statistiques.

Le taux de chômage des personnes âgées de 25 à 59 ans, qui représentent la majorité du marché du travail, s’est élevé à 5,5% en avril, soit 0,1 point de pourcentage de plus qu’en mars.

Parallèlement, le taux de chômage urbain de 31 grandes villes était de 5,8% le mois dernier, soit 0,1 point de pourcentage de plus qu’en mars, a écrit l’agence de presse, Xinhua.

« Avec la prévention et le contrôle continus de l’épidémie de COVID-19 comme condition préalable, la Chine doit poursuivre ses efforts pour assurer la stabilité de l’emploi », a noté le bureau.

Le ministère chinois des Ressources humaines et de la Sécurité sociale a déclaré que seuls 2,3 millions de travailleurs recevaient des allocations de chômage en mars 2020, soit le même chiffre que ceux recevant des allocations trois mois plus tôt, avant l’épidémie.

La société Zhongtai Securities, basée à Shandong, a écrit dans une note du 24 avril 2020 que jusqu’à 70 millions de personnes étaient sans emploi en Chine et que le taux de chômage réel du pays était de 20,5 %.

Selon un rapport de Bloomberg, «le taux de chômage urbain recensé dans l’enquête présente manifestement une faille dans la description de la situation du chômage, en raison de la condition particulière de la Chine, qui compte un très grand nombre de travailleurs migrants».

Or les chiffres du chômage en Chine ne tiennent compte que des travailleurs urbains. La grande majorité de ses 50 millions de travailleurs migrants est probablement restée au chômage en mars, car les restrictions sur les déplacements entravaient toujours la circulation de ces travailleurs.

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