La candidate démocrate à la Maison Blanche, Hillary Clinton n’a jamais caché son animosité envers la Chine et son gouvernement. Dans un discours privé, elle aurait informé des banquiers de la menace faite par son pays d’entourer la Chine de missiles de défense.

Cette menace visait à faire pression sur le gouvernement chinois, afin qu’il agisse davantage pour freiner le programme de missiles nord-coréen, selon des courriels piratés par WikiLeaks.

Hillary Clinton aurait dit le 4 juin 2013 devant des banquiers de Goldman Sachs, soit après son départ du département d’Etat, que le message à la Chine avait été: « Ou vous les contrôlez ou nous allons devoir nous défendre ». Pour le l’heure, l’authenticité de ce courriel n’a pas été confirmé et le département d’Etat n’a pas fait de commentaires.

Selon le courriel, Hillary Clinton a déclaré que Washington n’accepte pas que la Corée du Nord développe un missile balistique intercontinental capable de transporter une ogive miniaturisée. Ce missile menacerait, d’après elle, le Japon et la Corée du Sud, mais également Hawaï et la côte ouest des Etats-Unis.

« Nous allons entourer la Chine de missiles de défense. Nous allons renforcer notre flotte dans la région« , aurait déclaré Hillary Clinton, selon l’email en question. « Allez, la Chine. Ou vous les contrôlez, ou nous allons devoir nous défendre contre eux. »

Mais pour cela, les Etats-Unis ont déjà installé leur système antimissile Thaad (Terminal High Altitude Area Defense) en Corée du Sud, qui devrait être déployé. Pour l’actuel secrétaire d’Etat, John Kerry, la seule manière d’empêcher le déploiement de Thaad est de résoudre la question nucléaire nord-coréenne.

Selon l’email diffusé par WikiLeaks et dans d’autres conférences rémunérées, Hillary Clinton aurait considéré le président Xi Jinping comme « plus expérimenté » que son prédécesseur Hu Jintao. A qui elle aurait indiqué que les Etats-Unis avaient « autant le droit de revendiquer une position dans le Pacifique que la Chine, parce que la zone a été libérée par les Etats-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale », d’après L’Obs.

Cette dernière aurait évoqué « le droit de s’affirmer » de la Chine, mais les Etats-Unis ont besoin de « contenir pour créer un équilibre », et « empêcher la Chine d’avoir la mainmise sur les routes maritimes et les pays en bordure de la mer de Chine du Sud », a évoqué L’Obs.

En avril 2016, la candidate avait quasiment déclaré une guerre commerciale à la Chine, accusée d’inonder « illégalement nos marchés de produits bon marché, vole nos secrets industriels, joue avec sa monnaie, donne des avantages injustes à ses entreprises publiques et discrimine les entreprises américaines ».

Devant  la convention de la grande fédération syndicale AFL-CIO de Pennsylvanie, elle avait assuré s’être « battue pied à pied avec les plus hauts dirigeants chinois sur les sujets les plus difficiles, des cyber-attaques aux droits de l’homme, au changement climatique et au commerce ».

« Je sais comment ils fonctionnent, et si je suis élue présidente, ils devront rentrer dans le rang, car nous obtiendrons enfin un traitement équitable, sinon ils ne pourront plus accéder à nos marchés », avait ajouté Hillary Clinton.