« Les palestiniens doivent être autorisés à construire un Etat indépendant », a déclaré le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, après une rencontre avec le ministre palestinien des affaires étrangères, Riyad al-Maliki.

Souhaitant accentuer sa présence en Orient, Beijing tente de peser dans le processus de paix au Moyen-Orient. D’ailleurs, les envoyés chinois visitent occasionnellement Israël et les territoires palestiniens, bien que la Chine ait traditionnellement joué un rôle important dans les conflits ou la diplomatie au Moyen-Orient, malgré sa dépendance à l’égard de la région pour le pétrole.

Wang Yi a évoqué lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue palestinien, Riyad al-Malki, à Beijing, que 70 ans après l’adoption d’une résolution des Nations Unies, sur la un plan détaillé visant à instaurer un Etat juif, « les palestiniens sont encore empêchés d’avoir leur propre pays indépendant ».

Beijing souhaite un Etat Palestinien indépendant

« C’est injuste. Ce genre d’injustice historique doit être corrigé. Il ne peut pas continuer », a déclaré Wang Yi, ajoutant qu’il était « temps de surmonter l’inertie et de relancer les pourparlers de paix israélo-palestiniens ».

De son côté, Riyad al-Maliki a souligné que les palestiniens apprécient et saluent les efforts de la Chine pour faciliter la paix : « nous encourageons la Chine à faire plus d’approche de ce type, afin de voir la paix finalement atteinte dans notre région ».

Le ministre Wang Yi a clarifié qu’elle n’avait aucune préoccupation géopolitique dans son rôle au Moyen-Orient et a réaffirmé que sa position resterait équitable et juste.

« La Chine joue depuis des années un rôle positif et constructif au Moyen-Orient. Il n’y a aucune considération géopolitique dans son rôle et aucune intention de parvenir à un équilibre avec tout autre pays », a indiqué le chef de la diplomatie chinois, ajoutant que « la Chine accueillait de manière favorable la volonté de tout pays de soutenir davantage la région et d’accorder plus d’attention au dossier israélo-palestinien ».

Beijing s’aligne sur l’Initiative de paix arabe de 2002, reposant sur une solution à deux Etats, avec l’établissement d’un Etat palestinien complètement indépendant sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, et tout autre moyen d’alléger les tensions entre la Palestine et Israël.

Wang Yi a appelés selon les médias, les parties concernées à cesser immédiatement toute action nuisant aux pourparlers de paix et à la confiance mutuelle et a exhorté à une mise en oeuvre de la Résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi qu’à la fin de la construction de colonies et des violences contre les civils.

Une demande constante de la Chine

En mars 2017, Le président Xi Jinping, a déclaré au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahuque la coexistence pacifique entre Israël et la Palestine serait bonne pour les deux parties et la région, et qu’elle était favorisée par la communauté internationale.

La déclaration du ministre des affaires étrangères fait écho à celle du président Xi Jinping, qui en janvier 2016, a appelé à la création d’un Etat palestinien basé sur les frontières de 1967, devant les membres de la Ligue arabe, l’organisation panarabe basée au Caire.

Lors d’une rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, il avait indiqué que le problème palestinien « ne doit pas être marginalisé », assurant que « la Chine soutient le processus de paix au Moyen-Orient [et] la création d’un Etat palestinien avec pour capitale Jérusalem-Est ».

Par ailleurs, Xi Jinping avait annoncé une aide de 50 millions de yuans (7 millions d’euros) aux Palestiniens, ajoutant que « maintenir les intérêts légitimes du peuple palestinien relève de la responsabilité de la Ligue arabe ainsi que de la communauté internationale ».