mercredi, juin 19

Joe Biden veut de nouveau apaiser les tensions avec la Chine

Le président américain Joe Biden a dit vouloir s’entretenir avec son homologue chinois Xi Jinping au sujet du ballon-espion présumé, afin d’apaiser les tensions.

En effet, l’incident du ballon a provoqué un nouveau refroidissement des relations entre la Chine et les Etats-Unis. «J’espère pouvoir parler avec le président Xi Jinping et aller au fond de cette affaire, mais je ne m’excuse pas d’avoir fait abattre ce ballon», a-t-il déclaré dans sa première allocution publique sur le sujet. «Nous ne voulons pas d’une nouvelle guerre froide», a assuré le président.

Le survol du territoire américain par ce dirigeable, que Washington a accusé d’espionnage, avait suscité l’annulation in extremis d’une rare visite à Pékin du secrétaire d’État américain Antony Blinken.

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De son côté, la Chine avait exprimé son «fort mécontentement» après que l’armée américaine a abattu l’aéronef, un simple ballon de recherche météorologique ayant dérivé involontairement dans l’espace aérien américain, selon Pékin.

La Chine a confirmé avoir refusé un appel téléphonique du chef du Pentagone Lloyd Austin après cette destruction, survenue au large de la Caroline du Sud. Arguant qu’elle avait communiqué avec les autorités américaines dès le départ et leur avait assuré qu’il s’agissait d’un dirigeable civil qui avait dévié de sa trajectoire.

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La Chine a à son tour accusé des ballons américains d’avoir survolé son territoire, ce que Washington a nié.

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la décision d’abattre l’aéronef envoie «un message clair», a jugé Joe Biden : «toute violation de notre souveraineté est inadmissible.» «Si un objet (volant) représente une menace pour la sécurité des Américains, je le ferai abattre», a-t-il encore déclaré.

Les relations entre la Chine et les Etats-Unis s’étaient déjà dégradées après la visite en août à Taïwan de Nancy Pelosi, alors présidente de la Chambre des représentants. Pékin avait réagit en menant près de Taiwan qu’elle revendique des exercices militaires d’ampleur, les présentant comme une réponse aux «provocations» des États-Unis.

Joe Biden annonce toujours son soutien à Taiwan

Après les déclarations de Joe Biden, dans la soirée du 16 février, le Financial Times a indiqué qu’un haut fonctionnaire du département de la Défense, Michael Chase, était arrivé à Taïwan pour une visite officielle.

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Un porte-parole du Pentagone, Marty Meiners, n’a pas souhaité commenter ces informations auprès de l’Agence France Presse, mais il a souligné que l’«engagement» américain aux côtés de Taïwan restait «solide comme le roc» face à la «menace» chinoise.

Le ministre de la Défense taïwanais, Chiu Kuo-cheng a indiqué le 17 février ne pas pouvoir «confirmer à ce stade» une éventuelle visite américaine, tout en soulignant que Taiwan était disposé à accueillir toute aide pour «renforcer» sa défense.

Joe Biden a assuré vouloir «continuer à parler avec la Chine», mais les récentes décisions prises par son gouvernement posent un certain nombre de question, notamment Washington ne souffle pas le chaud et le froid afin d’exacerber les tensions et laisse croire que la Chine est le grand ennemi.

«Nous recherchons la concurrence, pas le conflit», a-t-il souligné. Selon lui, l’incident du ballon «souligne l’importance de conserver des voies de communication ouvertes entre nos diplomates et nos militaires».

Il a également reconnu, comme d’autres responsables américains avant lui, que «rien pour l’instant» ne montrait que trois autres «objets» détruits les 10, 11 et 12 février et pour l’heure non identifiés, étaient «liés au programme chinois de ballons-espions».

«Ces trois objets sont vraisemblablement liés à des entreprises privées, à des activités de loisirs ou à des institutions de recherche» scientifique, a déclaré le président américain. Joe Biden a ordonné les trois dernières opérations de destruction au nom de la sécurité du transport aérien, qui aurait pu être compromise selon la Maison-Blanche par ces «objets» volant à des altitudes proches de celles d’avions de ligne.

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