Le Parlement hongkongais a de nouveau connu une séance houleuse ce 17 octobre, pour la seconde journée de débat au LegCo. Des élus pro-démocratie ont tenté de perturber le discours de la cheffe de l’exécutif local, Carrie Lam, au coeur de la colère des manifestants depuis juin 2019.

La rentrée du Conseil législatif (LegCo) s’était déroulée le 16 octobre sous haute tension, trois mois après le saccage de la chambre par les manifestantsn obligeant les élus à suspendre leurs travaux.

Carrie Lam, qui a été désignée par un comité acquis au pouvoir central, a été contrainte mercredi 16 octobre de renoncer à son discours de politique générale après avoir été interrompue à plusieurs reprises par l’opposition.

Ses services ont finalement diffusé une vidéo d’elle lisant cette allocution à huis clos. Après ce nouvel affront, Carrie Lam était particulièrement attendue ce 17 octobre pour répondre aux questions des parlementaires sur son discours.

Mais le chaos a de nouveau chamboulé les débats, quand des conseillers de l’opposition se sont mis à scander des slogans. Plusieurs ont dû être escorter hors de l’hémicycle par les services de sécurité.

Hong Kong est le théâtre depuis juin de sa pire crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des manifestations et actions quasi quotidiennes pour dénoncer un recul des libertés, ainsi que les ingérences de Beijing dans les affaires de la région semi-autonome.

La mobilisaton était partie du rejet d’un projet de loi hongkongais qui devait autoriser les extraditions vers la Chine. Il a été suspendu début septembre, mais les manifestants avaient entretemps élargi leurs revendications.

Faute de concession et d’un dialogue de sourd de l’exécutif hongkongais et de Beijing, le mouvement a pris un tour de plus en plus violent avec les forces de l’ordre.