La Chine a officiellement déposé une demande d’adhésion à l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP), selon le ministère du Commerce.

Ministère du commerce

Le ministre chinois du Commerce, Wang Wentao, a soumis la demande par lettre écrite à Damien O’Connor, ministre du Commerce et de la Croissance des exportations de Nouvelle-Zélande, qui est le dépositaire du CPTPP, a indiqué le ministère chinois dans un communiqué.

Signé par 11 pays de l’Asie-Pacifique en 2018, ce traité commercial transpacifique (CPTPP) est le plus important pacte de libre-échange de la région, qui pèse pour environ 13,5% de l’économie mondiale.

La Chine a formellement demandé à adhérer à ce partenariat de libre-échange transpacifique CPTPP, en dépit de la montée des tensions géopolitiques avec l’Australie, un des pays membres.

L ‘Accord de partenariat transpacifique, qui réunit le Japon, le Canada, l’Australie, le Vietnam, la Nouvelle-Zélande, Singapour, le Mexique, le Pérou, Brunei, le Chili et la Malaisie, supprime 95% des droits de douane entre ses membres.

La Chine souhaite s’intégrer à ce pacte, soulignant que les économies chinoise et australienne ont un énorme potentiel de coopération, bien que les relations entre les deux pays se soient dégradées ces dernières années.

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L’adhésion au PTPGP permettrait à la Chine de renforcer son influence à travers le monde et de nouer de nouveaux partenariats commerciaux.

En juin, le Royaume-Uni a entamé les négociations pour rejoindre le PTPGP, et la Thaïlande a aussi manifesté son intérêt envers une possible adhésion.

Selon le ministère chinois du Commerce, Wang Wentao et Damien O’Connor «ont tenu une téléconférence et ont communiqué sur les travaux de suivi pertinents».

La Chine est déjà membre du partenariat économique régional global (RCEP), qui regroupe les dix membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Elle souhaite réduire les tarifs douaniers dans de nombreux secteurs.