Taïwan a demandé à rejoindre un important accord commercial transpacifique, le Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership (CPTPP), selon des sources proches du dossier, quelques jours après que la demande faite par la Chine de devenir membre de l’accord.

Ce Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership réunit onze pays, dont l’Australie, le Japon, le Canada et le Vietnam. La Chine avait demandé à y adhérer il y a quelques jours.

Lire aussi : La Chine demande officiellement à adhérer au CPTPP

Signé par ces onze pays d’Asie-Pacifique en 2018, le CPTPP est le plus grand pacte de libre-échange de la région, car il représente environ 13,5 % de l’économie mondiale et 500 millions de personnes.

«La plupart des pays membres sont les principaux partenaires commerciaux de Taïwan, représentant plus de 24 % du commerce international» de Taiwan, a déclaré Lo Ping-cheng, un porte-parole du gouvernement lors d’un point presse.

Ce dernier a indiqué que «Taïwan ne peut pas rester à l’écart du monde et doit s’intégrer dans l’économie régionale».

Cet accord a succédé à un traité précédent dont les Etats-Unis s’étaient retirés en 2017, sous la présidence de Donald Trump. Taïwan fait pression depuis des années pour rejoindre le pacte, qui lie l’Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, le Pérou, la Nouvelle-Zélande, Singapour et le Vietnam.

Cependant, les onze membres du CPTPP devront parvenir à un consensus pour permettre à Taiwan d’y adhérer. D’autant que cette demande officielle survient moins d’une semaine après celle de la Chine.

Ce 23 septembre, Canberra a déclaré que la Chine devait mettre fin au gel des contacts avec les hauts responsables politiques australiens si elle espérait adhérer au Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership.

Lire aussi : La demande d’adhésion de la Chine au CPTPP «se heurte à des obstacles»

La demande d’adhésion de Taïwan se heurtera probablement à l’opposition de la Chine, qui considère l’île comme une région de son territoire.

Depuis l’élection, en 2016, de la dirigeante Tsai Ing-wen, qui considère Taïwan comme une nation souveraine, la Chine a rappelé l’ordre les responsables politiques taïwanais et occidentaux, et intensifié les pressions économiques, militaires et diplomatiques sur l’île.

Tous les membres du CPTPP entretiennent des relations diplomatiques officielles avec la Chine, et non avec Taiwan, mais certains pays ont développé une certaine sympathie pour l’île.

En août, Tsai Ing-wen a déclaré que Taïwan «s’attendrait à des obstacles politiques» pour adhérer au CPTPP, mais que des alliés régionaux tels que le Japon avaient accueilli favorablement son désir d’y adhérer.

«La Chine s’oppose fermement aux interactions officielles entre tout pays et la région de Taiwan, et rejette totalement l’adhésion de Taiwan à tout accord ou à une organisation de nature officielle», a déclaré Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères (MAE).

Ce dernier a rappelé qu’il n’y a qu’une seule Chine dans le monde et que Taiwan est une partie inaliénable du territoire chinois, Zhao Lijian a annoncé que le principe d’une seule Chine est une norme universellement reconnue dans les relations internationales et le consensus de la communauté internationale.

«La Chine s’oppose fermement aux interactions officielles entre tout pays et la région de Taiwan, et rejette totalement l’adhésion de Taiwan à tout accord ou à une organisation de nature officielle», a déclaré Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères (MAE).

Ce dernier a rappelé qu’il n’y a qu’une seule Chine dans le monde et que Taiwan est une partie inaliénable du territoire chinois, Zhao Lijian a annoncé que «le principe d’une seule Chine est une norme universellement reconnue dans les relations internationales et le consensus de la communauté internationale».

De son côté, Zhu Fenglian, porte-parole du Bureau des affaires de Taiwan du Conseil des Affaires d’Etat, a indiqué que la Chine «s’oppose résolument à ce que le Parti démocrate progressiste (PDP) de Taiwan cherche « l’indépendance » sous prétexte d’activités économiques et commerciales».

Cette dernière a affirmé «le principe d’une seule Chine est la condition préalable pour la participation de Taiwan à la coopération économique régionale».