La Chine a mis en garde l’Union européenne contre le risque de « confrontation » si des sanctions sont adoptées pour dénoncer les violations des droits des Ouïghours dans le Xinjiang et la réforme du système électoral à Hong Kong.

« Je tiens à souligner que les sanctions sont une confrontation. Des sanctions fondées sur des mensonges pourraient être interprétées comme une atteinte délibérée à la sécurité et au développement de la Chine », a averti l’ambassadeur de la Chine après de l’UE, Zhang Ming.

Ce dernier a indiqué lors d’une discussion organisée par l’European Policy Centre à Bruxelles qu’il « est de la responsabilité du gouvernement chinois de protéger la sécurité et le bien-être de la population en Chine ».

« Nous voulons, nous avons besoin, nous voulons le dialogue et non la confrontation », a-t-il assuré, ajoutant que « nous demandons à la partie européenne d’y réfléchir à deux fois. Si certains insistent sur la confrontation, nous ne reculerons pas, car nous n’avons pas d’autre choix que d’assumer nos responsabilités envers le peuple de notre pays ».

La Chine est visée par de nouvelles sanctions européennes pour ce que l’UE qualifie de violations des droits de l’homme commises au Xinjiang contre la minorité musulmane des Ouïghours, selon des sources diplomatiques européennes.

Ces sanctions consistent en une interdiction de visa et le gel des avoirs possédés dans l’UE par les personnes et les entités visées. Les mesures seront soumises pour approbation aux ministres des Affaires étrangères de l’UE, le 22 mars.

Lors de cette réunion pour préparer le sommet européen des 25 et 26 mars, les 27 dirigeants européens vont arrêter leur stratégie vis-à-vis de la Chine. Or l’unanimité est requise pour l’adoption des sanctions.

Les Européens travaillent actuellement pour avril des mesures pour dénoncer la violation par la Chine du principe « un pays, deux systèmes » avec l’adoption d’une réforme du système électoral à Hong Kong qui donnera au pouvoir un droit de veto sur les candidats de l’opposition militant pour la démocratie aux élections législatives, a-t-on précisé de mêmes sources.