mardi, juin 18

La Chine pourrait généraliser le test anal

Le journal « The Times » révèle que la Chine va généraliser les dépistages par voie rectale dans ses aéroports. Une pratique jugée dégradante par de nombreux pays comme le Japon et la Corée du sud.

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En Chine, les autorités sanitaires attestent que le dépistage par voie rectale permettrait notamment de réduire le taux de faux négatifs. Mais des étrangers protestent contre cette méthode. Fin février, deux diplomates américains s’étaient plaints d’avoir subi un dépistage anal du Covid-19. Une information qui avait alors été démentie par la Chine.

Certains médecins estiment en effet que le recours à un écouvillon anal constitue une méthode plus fiable que les autres solutions utilisées pour détecter le Covid-19. Ces derniers assurent que l’infection resterait visible plus longtemps dans l’anus que dans les voies respiratoires.

D’après l’agence de presse Reuters, ces tests sont déjà obligatoires en Chine dans les aéroports de plusieurs villes comme Beijing et Shanghai mais aussi dans le port de Qingdao. Des plateformes de tests devraient être aménagées en Chine, selon « The Times ».

Mais la méthode fait grincer des dents. Le Japon a demandé à la Chine de ne pas pratiquer de test de dépistage du Covid-19 par prélèvement anal sur les citoyens japonais. Les autorités déplorent notamment la « souffrance psychologique » engendrée par le procédé.

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Une requête officielle a été transmise à la Chine via l’ambassade du Japon à Beijing. Les méthodes de prélèvement chinoises sont « basées sur la science » et « en accord avec l’évolution de la situation épidémiologique et les lois et règles en vigueur », a affirmé un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, interrogé sur la question, par l’Agence France-Presse.

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Ce type de test n’est pas uniquement réservé aux étrangers. Au mois de janvier déjà, les autorités de plusieurs villes de Chine y ont eu recours face à une flambée des cas infectieux.

De plus, la Galice, en Espagne, a aussi recours à ces tests anaux dans ses hôpitaux, mais réservés aux patients intubés en condition critique pour lesquels il n’est pas possible de réaliser un test nasal.

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