jeudi, mai 23

La Chine protège mieux les droits et les intérêts des femmes pourtant …

Les législateurs chinois ont accordé une grande importance à la protection des droits et des intérêts des femmes, pourtant l’application de la loi contre les violences conjugales reste à la traîne.

Ces derniers ont rédigé et mené un examen initial des révisions à la Loi sur la protection des droits et des intérêts des femmes, a indiqué le rapport d’activité du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale.

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Ils ont également mené des recherches approfondies sur les questions importantes concernant la protection des droits et des intérêts des femmes, et ont amélioré les dispositions pertinentes dans des domaines, tels que la protection préventive, le traitement des infractions, les mesures d’assistance et la responsabilité, ajoute-t-il.

Cependant l’application de la loi contre les violences domestiques peine encore à être appliquée. D’autant plus que depuis le 1er janvier 2021, un délai de réflexion pour le divorce a été officiellement ajouté à la procédure d’enregistrement du divorce.

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Avec le confinement de 2020, en raison de la pandémie de Covid-19, la flambée de violences domestiques a considérablement augmenté.

Selon l’Association de protection des droits des femmes et des enfants sous le ciel bleu, 175 cas de violence domestique ont fait l’objet de ses services en février 2020 dans la province du Hubei, soit près de deux fois plus qu’en janvier 2020 et plus de trois fois plus qu’à la même période en 2019.

Depuis la mise en vigueur des lois contre les violences faites aux femmes en mars 2016, la reste au placard. En Chine, l’idée qu' »il faut laver son linge sale en famille » est ancrée dans l’esprit chinois. Cette situation a entraîné une tolérance de la part de la justice vis-à-vis des violences faites aux femmes.

Cependant, de nombreuses associations luttent contre cette pensée qui conduit une femme subit des violences domestiques toutes les 7,4 secondes en Chine, et qu’elle en subit en moyenne 35 fois avant de les signaler à la police, selon les données 2018 de la Fédération des femmes de Chine.

Selon certaines organisations, les mesures misent en place par la loi ne servent pas à protéger les femmes. Les données du ministère de la Sécurité publique de 2017 ont montré que 60 % des 157 000 femmes qui se sont suicidées au cours de l’année pour des raisons de violence domestique.

Or à la fin de l’année 2019, les tribunaux de toute la Chine avaient émis 5 749 ordonnances de protection de la sécurité personnelle. Plusieurs rapports ont indiqué que les refuges contre la violence domestique sont utilisés dans de nombreux endroits, mais pas assez nombreux.

De plus, le taux de délivrance d’ordonnances de protection à Shanghai au cours des quatre dernières années était inférieur à 40% lorsqu’elle a recueilli 104 documents juridiques relatifs à des ordonnances de protection téléchargés par les tribunaux de Shanghai, concernant 91 affaires.

Ensuite, les femmes sont souvent considérées comme responsable de ces violences, de fait les plaintes n’aboutissent pas et les femmes ne se tournent pas vers les institutions judiciaires.

« Ce n’est pas de l’inaction, c’est fondamentalement une question de perception, de manque de compréhension sur la violence domestique, et les reçoivent rarement une formation vraiment efficace », a déclare WanFei, un policier interviewé par Nanfang Zhoumo.

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