«Le Parti commande au fusil», disait Mao Zedong. L’Armée populaire de libération de Chine est l’un des trois piliers du régime, au même titre que le Parti et l’appareil d’État.

L’Armée Rouge a été rebaptisée Armée populaire de libération ou Armée de libération du peuple, en 1946. Mais tout débute, le 1er août 1927, lorsque le Parti communiste chinois (PCC) organise un soulèvement militaire à Nanchang.

Il s’agit de l’un des premiers épisodes de la longue guerre civile entre le Guomindang et le PCC. Cet évènement constituera le premier affrontement militaire d’envergure entre les deux partis. Il suit la rupture du premier front uni chinois et aux purges lancées contre le PCC par le Kuomintang lors du coup d’état de Canton et du massacre de Shanghai.

Cet événement est considéré comme le point de départ de la lutte militaire du PCC contre le Guomindang. L’Armée rouge est alors officiellement et symboliquement créée. Ce jour est choisi pour célébrer la naissance de l’APL, dirigée par le Parti.

Cette année, une réception a été organisée par le ministère de la Défense nationale célébrer le 91ème anniversaire de la fondation de l’Armée populaire de Libération.

A cette occasion, le ministre de la défense Wei Fenghe a assuré au nom du Comité central du PCC, du gouvernement et de la Commission militaire centrale que «la Chine adhérera fermement à la voie du développement pacifique, poursuivra une politique de défense nationale de nature défensive, et travaillera avec d’autres pays pour promouvoir l’initiative la Ceinture et la Route».

Ce dernier a assuré le maintien de la paix, la construction d’un nouveau type de relations internationales et d’une communauté de destin pour l’humanité. Toutefois, il a durcit le ton en évoquant la situation à Taïwan : «il n’y a qu’une seule Chine, et Taïwan est une partie inaliénable du territoire chinois».

Le ministre a affirmé que «l’APL dispose de la détermination, de la confiance et de la compétence nécessaires pour faire échouer les tentatives séparatistes de toute forme visant l’indépendance de Taïwan et toute ingérence extérieure».