Le président Xi Jinping a rencontré le 13 juillet à Beijing, une délégation composée de personnes issues de différents milieux taïwanais, conduite par Lien Chan, ancien président du parti Kuomintang.

A cette occasion, le président chinois a rappelé la nécessité pour le pouvoir en place à Taïwan de respecter le Consensus de 1992, qui «incarne le principe d’une seule Chine et s’oppose à l’indépendance de Taiwan».

Quatre jours après le rappel de la position de la Chine continentale, Liu Jieyi, chef du Bureau de travail du CC du PCC pour les affaires de Taiwan, a assuré que le Consensus de 1992 n’est pas seulement un principe, «mais c’est aussi fort pertinent par rapport à la réalité».

Pour ce dernier, «l’administration du Parti démocrate progressiste (PDP) de Taiwan marche de plus en plus loin le long d’une route dangereuse». De puis son arrivée au pouvoir en mai 2016, la dirigeante Tsai Ing-wen, issu du Parti démocrate progressiste (PDP) a refusé d’adhérer au Consensus de 1992.

Pour Beijing cela porte «sérieusement atteinte au fondement politique des relations à travers le détroit, poursuit obstinément des activités de ‘désinisation’ et d’indépendance progressive de Taïwan, et a entravé les échanges et la coopération à travers le détroit.

De son côté, Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du PCC, a assuré à la délégation conduite par Lien Chan que «nous avons la confiance et la capacité pour maintenir fermement la direction correcte, œuvrer en faveur du développement pacifique des relations à travers le détroit et faire avancer le processus de réunification pacifique de la Chine».

Le président chinois a également assuré que «nous ne laisserons jamais les tentatives de parvenir à ‘l’indépendance de Taiwan’ réussir. Ces tentatives sont vouées à l’échec», exhortant d’après l’agence de presse Xinhua, chinois et taïwanais à «s’y opposer et à y résister fermement au travers d’actions concrètes».

En mars 2018, Xi Jinping avait mis en garde Taïwan que son pays n’accepterait « jamais » l’abandon d’un seul pouce de son territoire. Il avait alors assuré que «les actes et les manoeuvres visant à séparer le pays sont voués à l’échec, elles seront condamnées par le peuple et punies par l’Histoire».

Une déclaration qui n’a pas modifié la position de la diplomatie taïwanaise. «Quant à ce que M. Xi Jinping a mentionné, je pense que nous ne nous soucions pas des vues d’autres pays sur notre travail diplomatique. Nos efforts ne s’arrêteront pas, ni ne se relâcheront, nous continuerons», a expliqué Andrew H.C. Lee, porte-parole du ministère taïwanais des Affaires étrangères.

La République de Chine (Taïwan) est revendiquée par Beijing depuis 1949, année de proclamation de la République populaire de Chine, qui n’autorise pas de contact entre le gouvernement taïwanais et des pays étrangers.